Et Papy a foncé

22/02/2023
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Dans le livre de Cyril Collot et Maxime Brigand Christophe Galtier, les marches du succès paru le 8 février dernier aux éditions Marabout, Papy Lemoine revient sur son arrivée à Sainté et rappelle que la lose à Toulouse a été le déclic pour les Verts.

"Je sors d’une saison marquée par mon accident et ma fracture du rein. Je peine à retrouver ma place de titulaire à Rennes, le coach Antonetti me dit clairement que je ne suis pas dans ses premiers choix mais que je peux rester pour tenter de retrouver mon rôle d’avant-blessure. Je me dis que c’est le moment de sortir de mon cocon, de quitter une vie un peu « facile », de me mettre en danger, mais les clubs avec qui je discute sont hésitants. Il y a finalement cette opportunité avec Evian. Je passe ma visite médicale, et le soir, j’attends à l’hôtel, alors que Sainté joue à Bordeaux. Après le match, les dirigeants apprennent que je vais m’engager à Evian et je reçois tout de suite un appel. C’est Christophe Galtier, qui me dit : « Fabien, je veux que tu viennes à Sainté. Ça fait deux ans qu’on parle de toi ici. Jamais je n’aurais pensé qu’on puisse te sortir de Rennes, et là, je vois que tu vas signer à Evian… Mais non, surtout pas ! On te veut ! »

Et je fonce. Dès les premiers entraînements, les premières prises de parole, Christophe insiste sur cette idée de voir émerger une âme commune. Ça me parle, parce que je vois le foot de la même manière et parce que Sainté, c’est une sorte de club un peu ultime, qui dégage une chaleur, une ferveur, une histoire forte, des valeurs puissantes. Le coach nous dit d’ailleurs de suite qu’il veut qu’on colle à toute cette énergie. Avec les départs de Dimitri Payet et de Blaise Matuidi, il veut aussi repenser un peu son approche, donc on part sur un 4-4-2. Au milieu, on est trois – Jérémy Clément, Josuha Guilavogui et moi – pour deux places devant la défense. Le discours, c’est : « Vous allez vous tirer la bourre, les deux meilleurs joueront. » En avant !

L’été 2012, notre préparation a été assez mitigée. On démarre le championnat sans créer grand chose à domicile contre Lille, et à Toulouse on se fait tourner dans tous les sens. On n’y est pas du tout, on joue mal, on subit. Le coach adore la verticalité, la transition, mais nous, on voulait échanger des passes, faire des redoublements, prendre des risques. On lui a tout simplement demandé : « Pourquoi on ne serait pas capables, nous aussi, de prendre un peu plus le ballon ? » Attention, on connaît notre public : à Geoffroy, les gens veulent des courses, du rythme, des occases, et si tu ne fais que de la conservation…

On veut tout simplement un meilleur équilibre, et c’est ce qu’on va trouver. Lors des séances qui suivent ce match contre Toulouse, on fait grimper l’intensité, on fait un peu plus de jeu de conservation sous pression, on sort de nos stéréotypes et on va devenir une équipe plus variée, toujours capable de taper en transition, car on a les profils pour le faire, mais également en mesure de bousculer certaines fois ses adversaires autrement. Avec Jérémy, Renaud et Josuha, tous les quatre on développe une grande complémentarité. Notre grande force est qu’on peut jouer maintenant en très haute intensité sur une longue durée."

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