Oswal'dodo
Oswaldo Piazza (66 ans) s'est confié aujourd'hui dans Le Progrès. Extraits.
"Je m’amuse. Je regarde les matches de L1 quand je suis en France et ceux du championnat d’Argentine à la télé. Mais je ne suis pas quelqu’un qui va beaucoup au stade. Quelquefois, je m’endors même devant l’écran. C’est que la passion est partie. Quand tu ne l’as plus… Des clubs m’ont appelé mais quand tu t’endors comme ça devant un match, c’est qu’il y a quelque chose. Peut-être est ce dû au fait que tu ne peux plus être sur le terrain. Je n’ai jamais été tenté de faire autre chose. Je n’ai pas besoin d’être occupé.
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Pourquoi en suis-je arrivé là ? Je ne me suis pas posé la question mais entraîner en Argentine, ce n’est pas comme en France. Il y a la violence, les hooligans. Il y a aussi la souffrance sur le banc de touche. Le football ne se finit pas quand tu rentres chez toi. Les questions sont continuelles. Est-ce que tu as fait les bons changements ? Même quand j’avais gagné, il fallait penser au match d’après, toujours se remettre en question, se demander « pourquoi as-tu gagné ? ». C’est fatiguant, il faut toujours être concentré. Quand tu as un autre métier, tu as un jour de repos. Là, il n’y en a pas.
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Quelquefois, je rêve que je suis encore joueur de foot. C’est toujours avec le maillot de Saint-Etienne, pas sous celui de l’équipe nationale. Et souvent, j’ai une discussion avec Robby (Robert Herbin). Je lui demande pourquoi il ne me met plus dans l’équipe. Il essaie de m’expliquer que je n’ai plus l’âge de jouer…"