Nestor bosse encore

22/02/2023
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Vivant à Fribourg (Suisse), l'ancien attaquant stéphanois Nestor Subiat (56 ans) s'est confié hier dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Extraits.

"Sitôt les crampons raccrochés, j’ai fait le choix du voyage et de l’évènementiel. Entraîner une équipe ou avoir un poste dans un club, ça ne me disait rien du tout. J’aurais eu l’impression de vivre une deuxième vie similaire à la première. J’avais au contraire besoin de nouveauté. En fait, j’ai de suite voulu organiser des choses autour de mes passions : le voyage, l’Argentine, le vin, le foot… Faire découvrir mon pays à travers toutes ces choses-là.

J’ai créé ma propre agence d’évènementiel, Nestor Subiat Events. Je propose des séjours à la carte, selon les envies des clients. S’ils aiment le foot, je leur propose des vacances avec un match à la Bombonera. S’ils aiment le vin, je leur organise des dégustations extraordinaires. S’ils ont envie de nature et de grands espaces, je les emmène dans les Andes et dans d’autres endroits magnifiques. Parfois, j’accompagne personnellement les groupes. Et là, je les emmène où bat le cœur de l’Argentine, pas dans des trucs à touristes. Les mecs se régalent.

Au fil des années, l’offre de mon agence s’est diversifiée. On livre clé en main des séjours pour aller assister à des rencontres de foot aux quatre coins de l’Europe. Grâce à mon réseau, je peux avoir des places dans tous les stades. Là, par exemple, je viens de boucler le voyage d’un groupe qui voulait assister à un match de Chelsea. C’est un truc qui marche plutôt bien. J’ai connu des heures sombres durant la crise sanitaire. D’un jour à l’autre, tout s’est arrêté, je n’avais plus aucune rentrée financière.

Mon épouse, qui travaillait dans une agence de voyages, a également perdu son travail. Là, mentalement, je peux dire qu’on a souffert. Mais on a su réagir. Histoire de ne plus mettre dans tous les œufs dans le même panier, j’ai trouvé un job de conseiller de clientèle pour La Poste suisse, à Fribourg. Je gère les demandes des gens, j’apporte un soutien, j’oriente. La tenue du courrier, l’acheminement, les changements d’adresse, tout ça, c’est mon domaine. Il y a parfois des gueulards mais ça me plaît.

J’ai besoin de bosser et de me sentir utile. Je n’ai de toute façon pas gagné assez d’argent avec le foot pour rester chez moi les bras croisés et vivre de mes rentes. J’aime ma vie comme elle est. Je n’échangerais rien contre au monde mes balades au pied des Alpes fribourgeoises, mes week-end en Savoie auprès de mes deux filles et mes trois petits-enfants, mes douces soirées où j’ouvre une bouteille de Malbec Riccitelli, le meilleur vin du monde. La seule chose qui me pince le coeur, c'est le manque de l'Argentine. J'ai un rapport d'amour avec ma terre."

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