Ce club mérite d’être dignement représenté
07/06/2023

Dans son autobiographie Des buts à ma vie parue le mois dernier aux éditions Abatos, André Laurent donne son avis sur la situation actuelle de l'ASSE. Extraits.
"Depuis mon départ forcé du club en 1993, alors que l’on me reprochait de ne pas avoir suffisamment garni la vitrine des trophées, seule une Coupe de la Ligue, 20 ans plus tard, est venue enrichir le palmarès des Verts. Compétition qui a depuis disparu. Quelques qualifications européennes, sensiblement à la même époque, ont été obtenues. J’ai la conviction que le réel élan que nous avions donné, bâti sur des fondations patiemment consolidées, a été gâché, sacrifié sur l’autel des ambitions personnelles. Trois décennies après, où se situe le club ? Comme tous les amoureux du club, je ne peux qu’être consterné par son évolution. Je ne veux pas juger l’action des dirigeants en place car je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants.
Je dirais simplement, fort de mon expérience personnelle, qu’il faut beaucoup d’engagement, de clairvoyance et d’énergie pour tenir le cap d’un tel navire. Qu’il faut se lever chaque matin avec la passion chevillée au corps, la préoccupation permanente d’améliorer la situation, de trouver des solutions aux problèmes qui se posent, de saisir et même de provoquer des opportunités. De taper du poing sur la table quand ça ne va pas, d’être présent pour encourager le staff, les joueurs. De rassurer l’environnement, économique, politique, les salariés. De trancher quand il le faut.
Et surtout, comme je l’ai toujours fait dans ma vie, de fixer un cap, d’étudier les moyens de le tenir et de réajuster la direction quand le navire s’en écarte. Dès la première minute où je me suis assis dans le fauteuil de président du club, j’ai pris conscience que celui qui occupe cette fonction représente une institution prestigieuse. Il ne doit pas oublier un seul instant qu’il véhicule l’image de ce club aimé par tant de gens. Lorsque je tenais ce rôle, je me sentais à mon niveau responsable des résultats de l’équipe. Et même en partie de l’image de la région.
Le président des Verts, par son attitude, par ses propos, l’image générale qu’il renvoie, son allure, doit valoriser ce beau territoire industriel où quasiment toutes les entreprises, un jour ou l’autre, d’une façon ou d’une autre, ont soutenu l’ASSE. Il doit être capable de définir la stratégie, d’exposer, d’expliquer le projet, d’en rendre compte étape par étape, saison après saison, année après année. De faire prendre conscience de l’outil qu’il a en mains, des ressources dont il dispose et des leviers qu’il peut actionner.
Ce club mérite d’être dignement représenté. Je ne sais pas comment est actuellement géré le club. Mais je ne peux m’empêcher de penser que si toutes ces dimensions étaient prises en compte au quotidien et de façon continue par ceux qui ont le pouvoir, l’ASSE ne s’en retrouverait certainement pas là. Alors, comme tous ceux qui ont le sang vert, je me désole. Et j’attends que la lumière vienne. De l’extérieur, sans doute. Mais de qui ?
Quant aux éventuels personnes ou groupes intéressés par la reprise du club, je n’ai que peu d’éléments à apporter. Je m’interroge : qui sera assez téméraire pour se lancer dans une telle entreprise de reconstruction, comme j’ai pu le faire il y a de cela tout juste 40 ans ? La situation actuelle n’a rien d’emballante et les échecs des négociations entreprises ces dernières années ont été de nature à en refroidir plus d’un.
Malgré ce contexte de blocage, malgré les périls qui guettent le club, je reste intimement persuadé que l’avenir peut s’avérer à nouveau plus souriant. A condition de trouver des gens responsables, aux idées claires et aux finances adaptées au football professionnel actuel. Et surtout qui soient prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes pour redorer le blason de l’ASSE.
Malgré les déceptions, la passion est toujours là, le club reste populaire et aimé dans toute la France, au moins. La flamme ne demande qu’à rejaillir. Les Verts ne domineront plus l’Europe, ce serait malhonnête d’entretenir cette illusion. Ils ne pourront pas retrouver le firmament dans le contexte, mais ils n’ont rien à faire non plus dans l’abîme avec lequel ils flirtent actuellement."
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