7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Vendroux a le coeur vert

Dans son dernier livre Sur un malentendu, publié il y a trois semaines aux éditions Michel Lafon, Jacques Vendroux parle évidemment des Verts. Extraits.

"Suivre l’ASSE a changé mon destin, parce que j’étais tout le temps à côté des joueurs. Je m’entraînais même parfois avec eux. Je me souviens par exemple d’un retour d’Eindhoven où les Verts venaient de se qualifier pour la finale, en 1976. Robert Herbin m’a proposé de venir m’entraîner avec l’équipe. Ils m’ont mis dans les buts et ils m’ont assassiné ! J’ai quand même arrêté quelques frappes mais franchement pas beaucoup. J’étais tellement intégré à l’équipe que, par moments, j’avais l’impression d’être un vrai Vert moi aussi. En tout cas, je vivais leur vie par procuration.

Avec mon ami Dominique Grimault et Robert Nataf, nous étions les seuls à monter dans l’avion avec l’équipe lors de ses déplacements de Coupe d’Europe. Ça a créé des liens uniques. Et ça permettait de petits arrangements entre nous. Par exemple, le jour de la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions contre le Bayern, pour que je puisse interviewer les joueurs dans le vestiaire sans être contrôlé, le staff des Verts m’avait filé un survêtement du club. Du coup j’ai fait l’entretien d’Hervé Revelli, en direct, depuis les toilettes de leurs vestiaires ! Aujourd’hui, ce serait inimaginable.

Et puis après le boulot, on sortait ! Avec les journalistes que j’ai déjà cités, mais aussi Eugène Saccomano, Jean-Jacques Bourdin qui faisait ses premiers pas, nous étions complètement inconscients. On avait ce côté espiègle, provocateur, un peu branleur même, même si on bossait beaucoup. Comme vous pouvez vous en douter, depuis cette période, je suis resté pour toujours un grand fan de l’AS Saint-Etienne. Mon cœur est vert, et il ne saurait en être autrement."