La taxe le rend furax (14)

15/11/2013
bookmark bookmark
share share

Il y avait longtemps que Bernard Caïazzo n'avait pas parlé de la taxe à 75% ! Après son intervention d'hier sur Sport 365 TV, Nanard en a remis une couche ce soir sur RTL.

 

"Il n'y aura finalement pas de journée blanche fin novembre. On discute avec le médiateur Jean Glavany. C'est quelqu'un de bien, il nous a fait bonne impression. Il aime le football et a envie de le faire avancer. La journée blanche, on l'avait prévue contraints et forcés parce qu'il y avait un blocage et que le situation était très difficile. Beaucoup de gens ignorent que cette taxe n'est pas payée par ceux qui perçoivent les hauts revenus et qu'elle est payée par les entreprises. C'est d'ailleurs un véritable cadeau aux plus riches car lorsque vous payez une partie des impôts des gens qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est un avantage par rapport aux autres qui gagnent moins d'un million d'euros. A RTL, je suppose que personne n'a une partie de ses augmentations d'impôts payée par l'entreprise ! Cette taxe est assez surprenante. Même les hommes politiques disent que c'est une taxe qui cible les entreprises alors qu'elle devrait toucher les joueurs. Ce ne sont pas les Zlatan, Gourcuff et autres Falcao qui vont payer mais leur club. Or les clubs sont en difficulté financière. Jean Glavany a compris que l'économie et la situation du foot français comparées à nos voisins sont en déclin. L'idée c'est de travailler pour revitaliser, régénérer notre football.

 

On veut déjà avoir un étalement des paiements dans le temps. C'est important car des clubs sont absolument incapables de la payer, cette taxe n'a pas été prévue. C'est comme une taxe rétroactive, elle est payée sur des sommes sur l'année passée. C'est dans aucun budget, dans aucun bilan. Des aménagements sont essentiels. On discute d'autres aménagements techniques. Mais ce qui compte le plus, au-delà de cette taxe, c'est la prise de conscience d'un certain nombre de membres du gouvernement que notre football est en difficulté, en déclin. Le PSG et Monaco sont les arbres qui cachent la forêt. Mais sur le plan économique, on voit bien par rapport aux Allemands, aux Italiens, aux Espagnols et aux Anglais qu'on est le football le plus taxé d'Europe. Il y a deux possibilités, on est à un carrefour : soit on dit "continuons comme ça", et on verra notre football péricliter. Personne n'a envie de ça ! Soit on a la chance d'avoir de l'écoute, un médiateur et les gens autour qui ont envie que le foot français retrouve un certain éclat. On attend avec impatience les deux matches contre l'Ukraine, on est tous derrière l'équipe de France parce que ça part de là. Mais surtout les clubs d'en-bas, les clubs moyens doivent pouvoir retrouver une économie meilleure.

 

On demande l'étalement des paiements de la taxe sur quatre ans. Il y a des pistes aujourd'hui. On aura à nouveau la semaine prochaine une réunion avec Jean Glavany. On va continuer à travailler. Aujourd'hui, il y a de nombreux membres du gouvernement qui aiment le football, ils ont envie de trouver des solutions et ont conscience que depuis trois ans on nous taxe. Il faut le dire, le gouvernement d'avant avait déjà sérieusement taxé notre football, peut-être même plus. Le gouvernement actuel a peut-être envie de trouver des pistes pour faire en sorte qu'on ne soit pas le dindon de la farce. Notre participation n'est pas la même que celle des entreprises du CAC 40. Ce sont des entreprises qui font 10, 20, 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Cela n'a rien à voir par rapport à des clubs de foot qui font 50, 100 ou 150 millions d'euros de chiffre d'affaires ! On est dans une dimension complètement différente ! C'est pour ça d'ailleurs que l'on continue de penser que cette taxe est absurde.

 

Les Français n'ayant pas bien vu que ce n'est pas la taxe des millionnaires, il y a une sorte d'élan populaire qui dit qu'il faut appliquer cette taxe. Acceptons-le si c'est ça. C'est une taxe de solidarité, mais une solidarité qui consiste à faire un cadeau aux plus riches... Qu'on m'explique où est la solidarité ! Cette couleuvre là, on l'a avalée. Maintenant il s'agit d'essayer de travailler à trouver des solutions. Est-ce que oui ou non on a tous envie d'avoir un football français régénéré, un grand football français ? On sait très bien que l'économie est un élément du classement, un élément déterminant. Si nos voisins on plus d'avantages fiscaux, sociaux et économiques, c'est très difficile de les concurrencer, sauf si on s'appelle PSG ou Monaco et qu'on a la chance d'avoir des mécènes extrêmement fortunés qui viennent alimenter les finances d'un club."

Potins
05/05 20:16
Montanier l'a déjà fait
05/05 19:37
Amiens n'est vraiment pas bien
05/05 11:23
Forza Bastia !
05/05 07:35
Sanlaville tacle Herbin
05/05 07:18
Le Mans a raté le coche (2)
05/05 06:51
Osvaldo s'est attrapé avec Curko
04/05 23:04
Larqué fier de nous avoir rendus fiers
04/05 22:05
Ce n’est pas la faute des Nîmois si les Verts ont perdu la finale
04/05 21:32
Bouanga marque toujours
04/05 21:01
Santini vote Boakye
Articles
05/05/2026
Ne calculez plus. Gagnez !
03/05/2026
Juste pas bons
26/04/2026
Finale perdue
19/04/2026
Chaque match a sa vérité
16/04/2026
ENTRE POTEAUX – EP6 : SAM 42
12/04/2026
On savait qu'ils prennent des risques
05/04/2026
On n'a pas été bons
02/04/2026
La Gralousie
23/03/2026
Un second système
17/03/2026
Didier Pascual : "La sanction collective est une entrave à mes droits"

Partager