Le calvaire de Bernardoni en Turquie

22/01/2024
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Après avoir signé en Suisse à Yverdon, Paul Bernardoni s'est confié au Parisien sur son calvaire en Turquie :

"Humainement, ce fut terrible. Déjà, et tant pis si ça peut faire sourire, mais mon chien, qui m’accompagnait depuis mon début de carrière, a été empoisonné. C’était lors d’une promenade avec ma femme. Là-bas, il y a beaucoup de chiens errants et les gens n’aiment pas trop… La mort de mon chien a accentué mon envie de vite quitter ce pays.

Je n’ai pas été payé une seule fois normalement, avec le salaire mensuel prévu dans mon contrat. J’ai été payé deux fois. La première après l’intervention de la Fifa et la seconde au moment de résilier mon contrat. Pendant les deux premiers mois, je n’ai rien touché. Quand je demandais pourquoi, on me répondait : ça va arriver très vite. Mais il n’y avait rien. J’ai lancé une première démarche auprès de la fédération internationale. Ce qui n’a pas plu. Les dirigeants m’ont emmené dans un bureau pour me dire que ce n’était pas bien ce que je leur avais fait ! Et ensuite, plus de salaire pendant trois mois et demi jusqu’à ce que je résilie. Tout cela n’était ni honnête, ni très sain. Je rajoute que c’est le club qui devait payer mes loyers, ce qu’il ne faisait pas non plus. Ou que le traducteur français promis n’existait. Mais au moins, j’ai pu perfectionner mon anglais.

Le club a voulu payer ce qu’il devait en plusieurs fois. J’ai refusé. Et on me l’a fait payer sportivement : on allait jouer les deux gros matchs contre Galatasaray et Fenerbahçe. Juste avant de monter dans le bus, j’ai vu sur le groupe WhatsApp du club que j’avais été sorti de l’équipe…

Il y a aussi eu un problème de visa avec ma femme. Elle en avait un de trois mois et le club avait promis de s’en occuper pour qu’elle reste. Là aussi, rien du tout. À un moment, elle est rentrée en France et on lui a dit qu’il ne lui restait plus que 3 jours sur son visa turc de 90 jours. Donc, elle ne pouvait plus revenir en Turquie. Cela a été la goutte d’eau. Pas de salaire, chien empoisonné et privé de ma femme… C’était trop. Je ne voulais pas de cette vie ! Et j’insiste, le pognon c’était le moins important dans cette histoire."

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