7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Jacquot s'inspirait du Rouquin

La Pravda revient sur la victoire française contre l'Angleterre à l'Euro 2004 avec Jacques Santini, alors sélectionneur des Bleus. Extraits :

"Il y a le facteur Rooney, hyper costaud, infernal et insouciant. D'ailleurs, j'insiste lors de la préparation du match : "Malgré la petite taille de Rooney et Owen, leurs coéquipiers vont chercher à les toucher direct et ils vont aller dans les duels pour nous obliger à rendre le deuxième ballon." À l'inverse, je demande aussi à "Titi" (Henry) et David (Trezeguet) d'aller au maximum au duel aérien car je savais que les Anglais allaient nous presser haut au début et je préférais que l'on allonge pour ne pas prendre de risque.

Quant au choix de Gallas plutôt que Sagnol au coup d'envoi, c'était pour garder une assise solide car "Liza" est assez offensif et je ne voulais pas prendre le risque que Sagnol monte aussi. Enfin, je surveille aussi l'ambiance car, deux jours avant le match, deux cadres de l'équipe qui jouent dans le même club en viennent aux mains lors d'une opposition réduite. »

« J'ai fait ma causerie le matin du match, toujours le matin. Pendant une dizaine de minutes, je rappelle les points essentiels sur l'Angleterre vus et travaillés toute la semaine : Rooney-Owen, le bloc bas, l'agressivité anglaise, ne pas concéder de faute dans nos trente mètres, et ça suffit. La journée, je jette un coup d'oeil à mes deux "zèbres" qui se sont avoinés l'avant-veille, je les vois ensemble avec le sourire ; donc aucun souci.

En arrivant dans le vestiaire, je laisse un maximum d'espace au groupe pour qu'il se concentre. Et, ayant eu la chance de jouer quelques très grands matches avec l'AS Saint-Étienne, je sais que malgré tout ce que pouvait nous dire le "Rouquin" (Robert Herbin), avant le match les joueurs n'écoutent plus vraiment, ça leur appartient.

D'ailleurs, dans le vestiaire, on entend Thuram, "Pat" Vieira aussi rappeler les grandes lignes, Zidane prend la parole, même Marcel (Desailly, remplaçant) d'ailleurs alors qu'il m'en voulait peut-être un peu, mais il a continué à rester positif pour le groupe. Un immense professionnel, j'insiste. "