6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Caïazzo en forme

Passionné, paternel, protecteur, dithyrambique, sémillant, dénonciateur : du grand Bernard Caïazzo, sur Canal + lundi soir. Best of.


Saint-Etienne était « un » club de cœur. C’est la fiancée de ceux qui aiment le football en France. Pourquoi ? Parce que dans les années 65, moi je jouais au football, j’avais 10 ans et on était pas fier de notre football français. Qui nous a donné notre fierté au niveau des enfants, des ados ? C’est les résultats de Saint-Etienne.


C’est le club qui correspond à mon caractère, à mes valeurs. Les stéphanois, que j’ai appris à découvrir, sont des gens extraordinaires. Vous demandez votre chemin dans la rue, on vous accompagne. Les stéphanois sont des gens humbles, des gens formidables, et c’est une des raisons aussi du succès de cette équipe au fil des temps, parce que dans la ville, il y a ces gens.


Tous les clubs français perdent de l’argent avant transfert ou avant que l’actionnaire fasse un chèque. Caïazzo et Romeyer, ce ne sont pas des milliardaires. On équilibre avec nos transferts. L’objectif à deux ans, car je travaille toujours sur des projections à deux ans, c’est de ne plus être obligés de vendre des joueurs. Si nous étions un club allemand ou espagnol, nous n’aurions pas de déficit : parce que la différence de charges est telle que…

Le plus important pour moi dans le football, c’est les enfants. Pourquoi il faut éviter la violence dans les stades ? Pourquoi il faut respecter l’arbitre ? Pourquoi il faut montrer une attitude positive ? Parce que les enfants nous regardent. Et les enfants qui viennent au football, c’est le plus grand émerveillement qui existe.



Je n’aime pas les hommes politiques qui se servent du football et ne l’aident pas.