Il ne faut pas tuer la passion
20 Minutes a retranscrit sur son site les prises de positions de plusieurs acteurs du derby quant aux restrictions frappant les déplacements de supporters :
Hélène (secrétaire de l'USS) : Le boycott n’est pas une bonne chose selon moi car il ne fera pas fléchir les instances. Mais les cinq groupes y sont favorables à l’unanimité donc je m’incline. Je pense aux joueurs qui auraient besoin qu’on soit là. C’est un peu lassant de constater que les supporters sont de plus en plus coincés par ce type de décisions. Autant directement empêcher les déplacements plutôt que de mobiliser tant de gens dans des discussions. Comment va-t-on faire en France pendant l'Euro 2016? Ça fait bizarre de se dire qu’on ne remettra plus les pieds à Gerland. Dans le derby, c’est toujours tendu et il y a des provocations car nous ne sommes pas forcément très amis. Mais j’espère que les Lyonnais seront présents dans le Chaudron.
Samuel Umtiti : Dans le derby, on a besoin des supporters stéphanois aussi. Vu qu’il y a une rivalité, ce genre de match est une belle fête. Tout le monde l’attend en début de championnat. Il faut qu’on le partage ensemble et qu’il y ait de l’ambiance. C’est normal que ça se chambre entre les deux équipes, mais avec des limites bien sûr. Je trouve dommage que ça se passe comme ça. Le foot, c’est d’abord du plaisir.
Xavier Pierrot (vilain stadium manager) : On a fait tout notre possible depuis trois ans pour ne pas avoir de restriction et d’interdiction de stade. Pour nous, le football, c’est avec les deux camps, dans le respect de l’adversaire. Et ce même si c’est moins facile à gérer pour l’organisateur que nous sommes. Il manquait quelque chose quand nous sommes allés là-bas sans nos supporters (10 Novembre 2013) et il manque à chaque fois quelque chose à Gerland quand les supporters stéphanois ne sont pas là. Il ne faut pas tuer la passion et elle vient aussi des déplacements. Je trouve dommage qu’on en soit à interdire les déplacements de supporters.
On ne peut que se réjouir de voir ces prises de positions se multiplier. Espérons que, si les paroles ne suffisent pas, les acteurs du foot passeront aux actes pour s'élever contre ces aberrations. Combien de temps avant que les instances ouvrent les yeux ?