La grande fierté de Veretout
09/10/2021

L'ancien milieu de terrain stéphanois Jordan Veretout se confie dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.
"J"aurai attendu mes 28 ans pour découvrir l'équipe de France A. Il n’y a pas d’âge pour représenter son pays. Je savais qu’il ne me manquait pas grand-chose. L’an dernier, je suis dans ma meilleure saison. Je me blesse, mais je suis revenu encore plus fort. Je suis un battant, je suis comme ça. Quand je veux quelque chose, je mets toutes les chances de mon côté. Avec le travail, tout finit par arriver. Ce sens du travail vient d'abord de mon éducation. Ma maman continue d’ailleurs de travailler dans une grande surface. Dans la famille, on a toujours pensé qu’il fallait bosser pour arriver à ses fins.
Je fais ce sport pour vivre les plus grandes compétitions et ça passe par la sélection. Ça a toujours été dans un coin de ma tête. Je voyais mes anciens coéquipiers avec les A, je me disais : "Pourquoi pas moi ?" J’ai continué à bosser, je n’ai rien lâché. Avec l’équipe de France, tous les moments sont décuplés. À chaque seconde, il se passe quelque chose. Jouer pour son pays, c’est la chose la plus formidable qui puisse arriver à un footballeur. Une grande fierté. On fait du foot pour vivre ces émotions. Quand on l’a vécu une fois, on n’a pas envie que ça s’arrête.
J’ai progressé sur tous les plans en Italie. Physiquement, c’est un championnat très exigeant. J’ai pris en muscle et je suis plus solide dans les duels. Je connais aussi mieux mon corps. Je sais comment il réagit et j’ai trouvé le juste milieu dans la charge de travail. On peut être une machine de guerre en salle, mais si on arrive vidé le week-end… J’ai aussi 28 ans, je suis plus mature, plus à l’aise sur le terrain. À Nantes, pour mes premiers matches, le ballon me brûlait parfois les pieds. Là j’ai enchaîné les matches de haut niveau et ça change tout. Mais c’est surtout tactiquement que j’ai le plus progressé. J’ai gagné en rigueur.
J’ai beaucoup travaillé la maîtrise de l'espace et les déplacements avec les coachs. J’essaie de me mettre à distance de l’adversaire pour toucher le ballon plus facilement, avoir davantage de temps pour le négocier. J’aime partir de derrière, être face au jeu pour arriver dans la zone de vérité avant mon adversaire. Le coach me demande de me projeter. J’ai une bonne VMA qui me permet de répéter les efforts. Je peux aider derrière comme devant. Je m’entraîne tous les jours à tirer des penalties. À force de répéter cet exercice, j’ai appris à mieux gérer cette pression-là. Je suis plus serein. Avec la Roma, je suis à 13 sur 13. Ça donne confiance, même s’il y a des penalties où on trouve le ballon plus lourd."
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