Paganelli carabinier

Dans Le Dauphiné Libéré, Laurent Paganelli narre quelques anecdotes sur ses vertes années. Extraits.
"Quand je suis arrivé à Saint-Etienne, je dormais dans les chambres au-dessus de la tribune. Régulièrement je perdais mes clés, et une nuit pour ne pas réveiller l’intendant du club je me suis installé en tribune. Il neigeait et faisait tellement froid qu’à trois heures du matin, je suis allé le voir.
Plusieurs fois du haut de notre chambre, on s’amusait à viser les arbitres avec des carabines à plombs en plein match de l’équipe pro. Sincèrement on ne pensait pas les atteindre. Mais du coup il y a eu des plaintes et j’avais été convoqué par le président Rocher qui m’avait infligé comme sanction de coller les étiquettes sur les places au stade.
Un jour chez les pros à l’entraînement, alors qu’il neigeait, je suis venu sur le terrain en chaussures de ski de fond. À chaque fois que j’avais le ballon je faisais des louches. Tous mes coéquipiers étaient au courant, pas l’entraîneur . J’en faisais trop à l’époque pour être pris au sérieux.
Finalement Robert Herbin aimait ça. À l’entraînement, il adorait cette dérision. Et quand il a appris que j’allais me marier, il a vrillé avec moi car il craignait que je rentre dans une case et que je change, alors que pas du tout. J’étais un peu le leader de toutes ces conneries."