7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Ech Chergui revient sur ses vertes années

Dans un entretien publié la semaine dernière sur le site PK Foot, Idriss Ech Chergui est revenu sur ses vertes années (1998-2006). 

"A l'âge de treize ans, j'ai rejoint le centre de formation de l'ASSE, avec un sport-études. J'ai franchi les étapes. J'ai évolué avec pas mal de joueurs qui ont signé pro et fait de belles carrières. Je pense bien sûr à Loïc Perrin, à Bafé Gomis mais aussi à Mouhamadou Dabo. J'avais deux entraînements par jour presque tout le temps. Mon père, dès qu'il le pouvait, venait me chercher le soir à l'entraînement pour m'éviter de prendre le bus, le tram, le train et encore le bus.  Quand j'enchaînais ces quatre transports et que je rentrais chez moi à 21h00 le soir, j'étais mort ! Ça faisait de grosses journées pour un enfant de treize ans. Tu ne peux pas profiter de tes potes. Tu rentres, foot, tu manges, maison, devoirs. Mes parents étaient vraiment stricts sur les devoirs.  Je n'ai jamais redoublé, j'ai eu un bac STT. On était vraiment beaucoup en moins de 13 ans, mais à faire ce que j'ai fait j'étais le seul à signer pro.

A 19 ans j'ai signé pro grâce à Frédéric Antonetti, qui me faisait vraiment confiance. J'avais fait une grosse saison en CFA en marquant 22 buts. Le problème, c'est que Frédéric Antonetti n'a pas été conservé. C'est Elie Baup qui est arrivé. Il ne me connaissait pas et concrètement il considérait qu'il n'avait pas besoin de moi. Je n'ai donc pas eu la chance de pouvoir jouer dans mon club de cœur, dans ma ville natale. J'en garde toujours un goût amer malgré les bons souvenirs. Je me souviens notamment d'un match contre Barcelone. On avait gagné 2-1 chez nous à Geoffroy-Guichard contre le Barça de Ronaldinho. J'aurais bien aimé avoir du temps de jeu en Ligue 1 avec les Verts, ça ne s'est pas fait. Tant pis. Entre la CFA et la L1, il y a vraiment un palier, on ne peut pas prétendre jouer directement dans l'élite.  Malheureusement j'ai dû quitter Sainté pour le National, c'est Christian Sarramagna qui m'avait appelé à l'époque à Sète." 

Lors de cette interview, l'actuel buteur de Paris FC a révélé qu'il avait failli arrêter le foot à son retour de Montréal, car même des clubs de CFA2 hésitaient à l'engager ! L'ex-Croco a à cette époque commencé à passer ses diplomes d'arbitrage avec un certain Nicolas Rainville, guère inspiré quand il croise les Verts à Nancy.