Ravet, parce qu'il le Vaud bien
Le journal du Nord Vaudois La Région publie aujourd'hui un entretien de Yoric Ravet, lanterne rouge du championnat suisse avec Lausanne Sport. Extraits.
"Laurent Roussey est venu me chercher alors que j'étais encore sous contrat avec l'ASSE. Je venais de réaliser une bonne saison en Ligue 2 avec Angers, on avait terminé cinquième, et je ne pensais pas avoir le temps de jeu dont j’ai besoin avec les Verts. Les propositions que j’ai reçues en France ne me correspondaient pas. Alors, quand Lausanne m’a contacté, j’ai dit oui tout de suite. Il m’offrait la possibilité de jouer. Le départ à Sion de Laurent Roussey ne m'inquiète. Si je suis bon sur le terrain, peu importe l’entraîneur, j’aurai ma chance. C’est à moi de donner le maximum. Comme je n’ai pas eu de préparation, je prends le rythme au fil des matches. Je gagne en tonicité et cela va de mieux en mieux. Je ne regrette pas mon choix. Entre le bas de tableau en Ligue 2 et la Super League, le choix était clair.
J’ai fait trois passes décisives depuis le début de saison, maintenant j'aimerais marquer. Mais je suis quelqu’un qui aime régaler les attaquants. C’est plus mon style de jeu et les statistiques le reflètent. Enfant, je n’avais qu’un seul objectif, devenir pro. Je n’avais que ça en tête, faire du foot, et ça a marché. Je me suis identifié à Zizou, il m’a beaucoup inspiré. C’est quelqu’un de généreux, qui ne néglige pas les autres. C’est un grand homme. Je suis issu d'un quartier populaire. J’en suis sorti grâce au foot. Plus tard, c’est quelque chose que j’aimerais bien faire. Je voudrais œuvrer à aider les gens qui ont du mal à s’intégrer dans la société.
A présent, la priorité, c’est de sauver le club. On a onze points de retard sur l’avant-dernière place après quatorze journées. Ce sera une mission très difficile, mais pas impossible de se maintenir. Dans un championnat à dix équipes, tout va très vite. Si on arrive à réaliser une série positive, on peut faire en sorte que les autres se posent des questions. Quand tu es dans une spirale aussi négative, il n’y a pas grand-chose qui tourne en ta faveur. On a des blessés, des suspendus… Pas une fois ni Laurent Roussey, ni Alexandre Comisetti n’ont pu aligner une équipe type. Le championnat est très équilibré, c’est ce qui fait sa particularité et son charme. Mais c’est un championnat peu médiatisé en France et ailleurs dans le monde."