7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Francis ? Perrin !

Ancien Vert et ex-Aiglon, Francis Camerini (66) donnera le coup d'envoi après-demain à l'Allianz Riviera. Propriétaire de quatre golfs sur la Côte d'Azur, l'ancien défenseur international (deux sélections) avoue son faible pour Loïc Perrin au cours d'un entretien paru ce vendredi dans Nice Matin. Extraits.

"Dimanche, j'aimerais jouer avec l'OGC Nice car ils ne sont pas au mieux au classement. Avec ma forme stéphanoise, j'aurais pu peut-être les aider ! Mathieu Bodmer me plaît. Il a la classe, la technique, il dégage quelque chose. Il aurait pu évoluer au très haut niveau. A Saint-Etienne, j'aime Loïc Perrin. Il est très bon, intelligent, efficace. Toutes générations confondues, lui, il aurait pu jouer chez les Verts de la grande époque.

Je suis ami avec les présidents de Nice et de Saint-Etienne. La force de Jean-Pierre, c'est qu'il prend les bonnes décisions, comme celle de prolonger Puel, un entraineur qui ne lâche jamais ses joueurs d'un poil. Roland, lui, c'est le vrai Stéphanois. Au club, il s'occupe de tout. Il n'a pas l'air, comme ça, mais il ne faut pas le chatouiller ! Dimanche je serai au mieux, entouré de mes deux familles ! (rires)

Je voix Nice l'emporter, Sainté sera un peu fatigué par son match perdu en Coupe d'Europe à Kiev. Pour les Niçois, qui retrouvent un effectif presque au complet, c'est un peu le match de l'année. Ce seront eux les plus motivés. Ou alors, c'est à n'y rien comprendre. Dans les années 60 et 70, la rivalité entre les deux clubs était encore plus forte qu'aujourd'hui. Pour ma dernière année stéphanoise, on gagne à Nice 2-1 après un une-deux entre Keita et Mekhloufi. La saison suivante, avec Nice, je gagne à Geoffroy-Guichard 1-0, but de Jean-François Douis.

Mon plus grand moment stéphanois, je l'ai vécu à seize ans, en Coupe des Alpes, contre l'OM. Et le soir où on élimine le Bayern de Beckenbauer, Sepp Maier et Gerd Muller, en 1969. On avait perdu 2-0 à l'aller à Munich, et au retour on s'est imposé 3-0 avec un doublé d'Hervé Revelli. C'était de la folie. Le début de la légende du Chaudron… A Nice, les années Snella restent mon meilleur souvenir. Il avait été aussi mon entraîneur à Saint-Etienne. Un grand Monsieur. Quand on élimine le grand Barça en 1973, ce n'était pas mal non plus !

A Sainté, Robert Herbin m'a marqué à jamais. Pas seulement parce qu'il venait comme moi du Cavigal Nice. On a été repéré par Pierre Garonnaire. Physique, technique, mental, Robby avait tout. Un gars bien. A Nice, c'est Charly Loubet qui m'a marqué. Tu lui donnais le ballon, il faisait le reste. Roger Rocher le voulait absolument. Mais Charly ne lui a jamais dit oui."