Féfé ne regrette rien
Evoluant actuellement à Lausanne Sport, lanterne rouge du championnat suisse, Pascal Feindouno se confie dans la Pravda du jour. Extraits.
"Après avoir résilié mon contrat à Elazigspor, j'ai décroché mon téléphone pour prendre des nouvelles de mes anciens entraîneurs. J'ai eu Laurent Roussey, qui m'a proposé de le rejoindre au moins jusqu'en décembre. Quatre mois, c'est court, surtout que el club est mal et qu'il y a du boulot. Mais ça ne me fait pas peur. Je me suis déjà retrouvé dans cette galère et j'ai bien réfléchi avant de signer, la veille de la fermeture du marché des transferts. J'aime bien quand il y a de la pression. Ici, on m'a accepté. Ce n'est jamais facile. A moi de montrer mon talent et d'aider le groupe, par mon expérience, à remonter la pente.
Mes choix de carrière après mon départ de Sainté en 2008 ? Je ne les regrette pas. Il ne faut jamais regretter. Cela devait se passer comme ça. C'est comme mon essai au Celtic Glasgow, fin 2010. Au bout de trois semaines, on ne s'est pas mis d'accord financièrement. Ils m'ont dit que je coûtais cher. Je leur ai effectivement coûté cher en réalisant un doublé lors du barrage retour de la Ligue Europa avec Sion. J'ai mis ma carrière internationale entre parenthèses. Je suis en sélection depuis tout petit. Je n'avais plus trop de temps de jeu en club et puis, que ce soit pour la CAN ou la Coupe du Monde, l'équipe n'a plus rien à jouer.
J'ai encore beaucoup à apprendre du football comme de la vie. Jeune, je courais partout sur le terrain, sans trop me préoccuper de la tactique. Aujourd'hui, je respecte plus mon poste, mon petit carré. Je joue soit en soutien de l'attaquant ou sur un côté. Peu importe mon poste. Je prends toujours le même plaisir à jouer, à marquer des buts et à gagner des matches. Je bénéficie d'une option dans mon contrat pour prolonger à Lausanne. Mais je en vais pas jouer avec le bâton quand même ! Je sais qu'un jour, je serai fatigué et qu'il me faudra arrêter ma carrière. Mais l'heure n'est pas venue. Le combat n'est pas fini."