Repellini revient sur ses vertes années

14/12/2025
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Auteur du but victorieux du renversant et mythique succès (3-2) de l'ASSE contre Bastia dans le Chaudron le 21 mai 1975, Pierre Repellini (75 ans) a assisté hier au très décevant match nul (2-2) concédé par les protégés d'Eirik Horneland contre les Corses. Dans la dernière édition de la Pravda, l'ancien couteau suisse de Robert Herbin revient sur ses vertes années. Extraits.

"Le meilleur joueur avec lequel vous avez joué ? Salif Keita. Vitesse, technique, agilité... il savait tout faire. Un phénomène. Son seul défaut : il craignait les coups. Le plus déroutant ? Johnny Rep. Un jour, alors qu'on a tous nos équipements dans le sac, il se pointe avec ses chaussures nouées autour du cou. Un autre, il arrive devant la cage en pleine course, il réussit une feinte de corps, soulève le ballon sur son pied, saute au-dessus du gardien et va le déposer dans le but.

Le plus professionnel ? Ivan Curkovic. Il nous a appris la rigueur et le sérieux. C'était un patron, pas un papa. À la fin de l'entraînement, il appelait deux gars, un droitier et un gaucher, pour travailler ses sorties. Centres au premier poteau, au second, au point de penalty... Si tu en ratais un sur quarante d'affilée, il te pourrissait. Le plus protecteur ? Aimé Jacquet m'a pris sous sa coupe à mon arrivée à Saint-Étienne. Il m'appelle toujours "Petit Pierre". Avec Aimé, "Roby" et Keita, tu pouvais voyager.

Le plus drôle ? Alain Merchadier. Le roi des imitations, plus par la gestuelle que par la voix. Une fois, alors que Jacques Santini se tenait debout contre un mur, il a réussi à le faire se coucher par terre tellement il l'a fait rire. En montant dans la tribune récupérer notre médaille après la finale de 76, ce couillon aperçoit la Coupe aux grandes oreilles. "Je vais lui filer un coup de pompe". Il ne l'a finalement pas fait.

Le plus solidaire ? Vladimir Durkovic. Lors du 8e de finale aller de la Coupe d'Europe des clubs champions au Legia Varsovie, Spasoje Samardzic se fait casser dès la 26e minute. Dès le coup d'envoi du match retour, Durkovic a traversé tout le terrain pour aller mettre une semelle au Polonais et le plier en deux. Fallait pas toucher à Samardzic. C'était son ami et compatriote yougoslave.

Le plus sanguin ? Osvaldo Piazza. Kader Firoud, l'entraîneur de Nîmes, avait l'habitude de remonter ses joueurs avant un match. Ils sortaient en premier du vestiaire pour nous empêcher de passer dans un petit couloir. Osvaldo est passé en les bousculant un par un de l'épaule. Personne n'a moufté. Il était habitué à ces accueils en Argentine."

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