Piquionne attend une invitation de Roro

05/03/2023
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Dans Une bouchée de Foot, Frédéric Piquionne est revenu ce mardi sur son départ de Sainté, sa baston avec Bâtonnier (capo des Magic Fans) et son mythique derby disputé avec les vilains à Gerland.

"Mon départ de Saint-Etienne ? En fait il y avait un point de non-retour. A la base, je leur avais expliqué : « OK, vous ne voulez pas que je parte ? Alors proposez-moi quelque chose ! » Ils m’ont répondu : « Mais non, on verra à la fin de saison. » Dans le foot, surtout aujourd’hui, ça ne se passe pas comme ça. On ne voit pas après. « On voit après », on sait ce que ça veut dire… Je leur ai dit : « Dans ce cas-là, prenez ce que vous avez à prendre et laissez-moi partir ! » Je suis parti à Monaco le dernier jour du mercato d’hiver à 23h00.

Je devais partir à Lens mais Monaco a appelé à la dernière minute. Entre le Nord où il pleut tout le temps et Monaco où il y a le soleil, j’ai choisi le soleil ! (rires) Bon, y’a moins d’ambiance à Monaco qu’à Saint-Etienne ou à Lens mais c’était un gros club, une des meilleures équipes du championnat de France quand même. Je suis parti là-bas, ça n’a rien à voir avec le salaire ou quoi, c’est que j’avais senti que le coach me voulait énormément alors que c’était Gervais Martel qui me voulait à Lens. Moi j’aimais bien discuter avec les coaches avant de prendre une décision.

Quand tu joues au foot, tu peux être critiqué. Tu t’attaques à moi, tu t’attaques à mon jeu, pas de problème. Mais ne t’attaque pas à l’homme, à la famille. Sois respectueux ! « T’es nul », « tu tires à côté », les banderoles, ça ne me fait pas péter les plombs. Ce qui me fait péter les plombs, c’est l’irrespect envers l’homme comme ça s’est passé sur le parking de Geoffroy-Guichard. Je prends ma voiture, je pars et je vais voir mon agent, qui venait pratiquement à tous les matches à domicile car il était basé à Lyon.

Je signe des autographes tranquillement avec des gens et y’a un mec qui vient et qui m’insulte. « Et t’es nul, et t’es ceci et t’es cela. » OK, pas de problème. « Et en plus ton agent il est Lyonnais, il n’a pas droit de se garer. » « Pourquoi il n’a pas droit de se garer ? C’est toi le chef de la sécurité du parking ? Non. » « Mais comment ça se fait que tu sois avec un Lyonnais ? » «C’est pas de ma faute s’il est à Lyon, il peut habiter à Strasbourg ou quoi, peu importe. Et en plus c’est le parrain de mon fils. » « Moi je m’en bats les couilles de ton fils, nanana ! » « Ah bon ? » Je suis descendu et je me suis battu avec lui. Deux semaines après, on m’a dit : « Il faut que tu t’excuses, il a porté plainte. » Je lui ai donné 1500 balles à ce ba…, à ce mec-là.

Avec l’OL, j’ai joué deux matches contre Sainté. Le second j’ai été expulsé. J’ai très bien vécu le premier match. C’était le retour à Geoffroy, c’était cool même si je me suis fait insulter de tous les noms mais c’est comme ça, y’a pas de souci. Le retour, je pense que j’avais déjà un peu fait le match dans la tête. Une semaine avant, je joue un match de Coupe de France, je marque, ça se passe super bien. Pour moi, Claude Puel c’était compliqué et jamais de la vie je me dis qu’il va me mettre contre Sainté. La veille, lors de la séance, il commence à me mettre. Je me dis « putain, qu’est-ce qu’il va faire Claude Puel ».

Finalement, je me retrouve titulaire contre Sainté à Gerland. Et là je fais un non match. J’ai des hésitations lors d’un face à face avec Jérémie Janot. En première mi-temps, je crois que Cris me met un ballon dans la profondeur, je contrôle et en même temps je regarde l’arbitre de touche. Normalement, t’as pas à faire ça ! Ça m’a empêché de faire un bon contrôle et ensuite une bonne frappe. Après Juni me met un super ballon en profondeur et au moment où je veux frapper, mon pied d’appui se bloque. Au moment de frapper, le ballon saute un peu et là, bam ! Je m’éclate au sol. Laisse tomber !

Aujourd’hui, un Saint-Etienne / Lyon, je suis pour qui ? Franchement, ni pour Lyon ni pour Sainté. Sainté, je n’y ai plus jamais remis les pieds depuis janvier 2007. J’attends qu’ils m’invitent. Hein, Roland ! Avec Lyon, ça se passe super bien, il n’y a que le musée que je n’ai pas encore visité mais ce sera pour bientôt. A l’époque où j’étais à Sainté et que voulais aller à Lyon, on a dit beaucoup que c’était Aulas qui voulait déstabiliser Sainté ? Déstabiliser Sainté pour quoi faire ? Ils ont perdu un attaquant, ils voulaient un attaquant. Lyon, c’était le meilleur club de France à l’époque, donc ils cherché le meilleur attaquant de France. Non, je rigole (rires)."

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