6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Merci Derrien !

Sur Sports.fr, l'ancien arbitre international Bruno Derrien revient sur le péno réclamé en vain par les Girondins hier soir à Geoffroy-Guichard.

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"C’est une situation qui est toujours extrêmement compliquée à juger pour l’arbitre. Les sorties des gardiens dans les pieds des attaquants étaient ma hantise quand j’arbitrais. Dans le contact, il est toujours difficile de démêler le vrai du faux. Il arrive des fois que cela soit clair et net avec une sortie non maîtrisée du gardien, qui n’arrive pas à prendre le ballon et crochète le pied de l’attaquant, mais là ce n’est pas le cas. La situation était assez confuse. Quand on voit le nombre d’images qu’il faut pour essayer de se forger un avis montre bien que la vidéo, à tous ceux qui la réclament à cor et à cri, ne résoudra pas tous les problèmes et peut même en créer.

Voilà l’exemple-type d’une image où les avis peuvent être divergents. En aucun cas, il n'y a une faute de pied de Ruffier. Si faute il y a, c’est peut-être avec la main de Ruffier qui accrocherait le pied de l’attaquant bordelais, même si on a l’impression que ce dernier est déjà en train de tomber. Quoi qu’il en soit, c’était une situation extrêmement complexe pour l’arbitre. Pour siffler un penalty dans les arrêts de jeu, il faut toujours que la faute soit limpide et ne souffre d’aucune contestation. S’il y a faute, l’arbitre doit siffler que ce soit à la 1ere ou à la 90e minute, là n’est pas la question. Mais il faut vraiment qu’elle soit avérée et reconnue. Et là, en l’occurrence, le doute est permis. C’est la décision de l’arbitre respectons-là."