Curko n'est pas resté sur le carreau

Le collectionneur Christian Jouve se confie dans la dernière édition du Progrès. Extraits.
"Toute ma vie tourne autour du ballon. Tous les Stéphanois ont quelque chose de l’ASSE chez eux. Souvent, ils ne savent plus quoi en faire, mais ils n’osent pas le jeter. Alors, ils me l’offrent pour ma plus grande satisfaction. J'ai une collection de magazines, journaux et livres, 7 000 documents soigneusement classés et rangés dans des cartons. S’y ajoutent 200 écharpes dont une soixantaine de l’ASSE, 500 fanions, des pin’s, des porte-clés, des bouteilles sérigraphiées, des poupées et des ballons de toutes les époques. Je possède 20 maillots portés par les joueurs.
Au tournoi de Saint-Joseph, j’étais avec un collectionneur d’Avignon spécialisé dans les objets de gardiens de but. Une dame nous apporte le maillot d’Ivan Curkovic. Cette personne, femme de ménage au stade, avait récupéré, en fin de saison, un sac contenant les maillots portés lors de la demi-finale de la Coupe de France de 1972 [les Verts ont en fait été éliminés dès les 16èmes de finale par Avignon, ndp2]. Elle en avait donné à ses voisins et en avait conservé pour… nettoyer les carreaux. Il ne lui restait plus que celui de Curkovic. Jaune, elle l’avait trouvé joli et conservé. Sans le savoir, elle avait eu entre les mains le rêve de tout collectionneur."