Grax s'éclate à Vegas

18/01/2024
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S’il n’a guère fait parler la poudre sous le maillot vert (1 but en 17 matchs, marqué en Europa League face au Werder), Sébastien Grax (39 ans) flambe au poker. L'ancien attaquant stéphanois parle de sa passion pour ce jeu dans la dernière édition du Télégramme. Extraits.

" J’ai un peu le sentiment d’avoir gâché ma carrière de footballeur. J’aurais pu faire mieux. Je ne regarde presque plus de foot. Je suis les résultats de mes anciens clubs et quelques gros matchs de Ligue des champions, mais c’est tout. J’aurais aimé être dans cette ère-là. Tu as beaucoup plus d’opportunités financières. Tu es plus mis en valeur au niveau des médias. Quand je jouais, tu avais un match de Ligue 2 à la télé. Aujourd’hui, tous les matchs sont retransmis. Ça va beaucoup plus vite. 

Après avoir découvert le poker enfant, j'ai décidé de me lancer à fond dans ce jeu de stratégie qui demande des heures d’apprentissage. D’une part car j'avais des regrets après le foot et que c’était l’occasion de faire l’inverse avec le poker, mais aussi car je ne voyais pas ce que je pouvais faire d’autre. J'ai alors pris la direction de Las Vegas et ses casinos. J’ai commencé en faisant quelques allers-retours pour voir si ça me plaisait. Ça me coûtait un peu d’argent - environ 6 000 € par voyage - mais je rentabilisais vite avec les tournois et le cash game.

Je partais seul pendant trois mois - le temps du visa touriste - puis je rentrais en France. À Las Vegas, tout est ouvert 24 h/24, donc quand je revenais, c’était un peu difficile. Je ne pensais qu’à y retourner. J’ai fait ça pendant quatre ans, tout en étant entraîné par Julien Martini qui m’a appris les stratégies et les techniques de jeu. À un moment donné, je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça toute ma vie. En Europe, c’est difficile d’en vivre. Mais ici, c’est la folie. Il y a des tournois tous les jours.

Je me suis donc installé à Las Vegas depuis deux ans après avoir obtenu mon visa. Joueur de poker à plein temps, je suis considéré comme professionnel. Ces deux années m’ont appris beaucoup de choses : mieux sélectionner mes tournois, prendre des pauses… La première année, j’ai dû disputer 170 tournois. De 13 h à minuit, je faisais du poker. Et comme certains se tiennent sur deux jours, au final, j’ai joué toute l’année. C’était beaucoup trop. En 2023, j’ai réduit. Je suis rentré deux mois en France. Mentalement, ça m’a fait du bien. 

C’est une passion quasiment aussi forte que le foot. Je suis épanoui. J’ai le sentiment d’être encore au début, comme au foot quand j’avais 16 ans. J’ai besoin de me challenger en permanence et je veux aller au bout de mon potentiel, ce que je n’ai pas su faire avec le foot. J’arrêterai quand j’en aurai marre. Mais là, je suis parti pour cinq ou dix ans."

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