Guilavogui a une faim de Loup
Avant d'accueillir Naples avec les Loups de Wolfsbourg ce soir en quart de finale aller de l'Europa League (à suivre en direct sur W9), Josuha Guilavogui s'est confié à la Pravda et à l'AFP. Extraits.
"Après avoir joué avec Faouzi Ghoulam en U15, en CFA puis avec les pros sous le maillot vert, on va se retrouver dans un match européen. Cela permet de mesurer tout le chemin parcouru. Il n'a pas été sans embûche depuis que j'ai quitté Sainté. Après avoir eu très peu d etemps de jeu avec l'Atlético Madrid, j'ai été victime d'une blessure qui avait écourtée ma saison. Mais je pense que c'est une étape qui m'a servi dans mon apprentissage.
Aujourd'hui, je suis totalement épanoui en Bundesliga ! J'ai découvert une nouvelle philosophie de jeu, une nouvelle culture. Après l'étape de l'hôtel et de la recherche d'appartement, j'ai réussi à prendre mes repères et je me sens vraiment bien ici. D'autant que je suis en constante liaison avec le coach Dieter Hecking et c'est quelque chose d'important.
Après les retours des joueurs qui avaient disputé la Coupe du Monde et des blessés, la mayonnaise a pris. On a un collectif rodé. Au milieu, je suis associé à Luiz Gustavo. Tout le monde connaît les qualités de cet international brésilien. J'apprends beaucoup à ses côtés. On est assez complémentaire. J'ai eu la chance de tomber dans un bon groupe, qui pratique un beau jeu.
L'appétit vient en mangeant. Avec la saison que l'on accomplit, on se dit qu'on peut prétendre remporter un trophée. En championnat, avec l'avance et la supériorité du Bayern, ça va être difficile. Mais on va disputer une demi-finale de Coupe d'Allemagne, qui est très importante ici. La Ligue Europe donnerait, elle, une certaine renommée au club. Tout le monde regarde les soirées européennes, alors que la Bindesliga n'est pas assez médiatisée.
Je suis ravi d'avoir retrouvé l'équipe de France, c'était un moment mémorable de jouer avec l'équipe de France à Geoffroy-Guichard. Tous les joueurs français ont une pensée tournée vers l'Euro 2016, d'autant que je fais partie d'une génération qui a grandi avec le souvenir de la coupe du monde 1998. Maintenant, il y a de la concurrence partout.
A moi de travailler et de renforcer ma palette de jeu. Par exemple, aujourd'hui, un milieu défensif doit être capable de marquer quelques buts dans une saison. C'est pour ça que je suis content d'avoir ouvert mon compteur buts en championnat le week-end dernier. C'était un grand soulagement car je n'avais plus marqué en championnat depuis janvier 2013."