Mortel heureux à Sainté comme à Montpellier

· aloisio
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Sur le point d'être promu en D1 avec ses Amazones, Laurent Mortel s'est confié à Midi Libre. Extraits.

"Je suis très heureux dans le projet stéphanois.  A partir du moment où je me retrouve dans une logique de performance et autour d’un projet ambitieux, je ne peux que m’épanouir. C’est cette adrénaline que nous recherchons toujours en tant qu’entraîneur. Surtout ici, à Saint-Etienne, qui est un club vraiment à part. Je me souviens encore, quand j’étais jeune et que j’allais voir les matches à Lens. Ce sont des clubs qui se ressemblent, deux peuples de passionnés qui sont dans l’humilité et la chaleur. C’est un vrai bonheur de construire un projet dans ce club.

Avec mon expérience, est-ce que je suis confiant pour le football féminin ? Je suis mesuré. Il y a les effets d’annonce, mais aussi la vérité du terrain. Il serait intéressant que ceux qui décident en haut lieu prennent le temps de sonder les acteurs de terrain et aillent chercher un peu plus loin que le seul réseau fédéral. Le foot féminin a pu compter sur les locomotives de Lyon et du PSG pour se développer, mais derrière, que se passe-t-il réellement ?

Même si on a tendance à penser que l'écart se resserre, je crois qu’il y a encore trois ou quatre niveaux en D1 et presqu’autant en D2. Aujourd’hui, nous devons penser un football différent et ne pas se calquer sur le modèle masculin sur lequel nous avons 30 ou 40 années de retard. Il y a un vrai potentiel, à condition que l’avance que nous avions il y a quelques années nous permette d’avancer et nous développer.

Je suis très investi au sein de l’université de Montpellier, je suis vraiment heureux de continuer à faire partie de ce projet. La qualité du football universitaire montpelliérain n’est plus à démontrer, que ce soit sur les terrains, mais aussi en dehors. Plusieurs diplômes universitaires ont notamment été créés ces dernières années pour devenir analyste vidéo ou encore responsable de la performance.

Mes activités à l’université de Montpellier me permettent de connaître la plupart des clubs et d’avoir tissé de vrais liens avec le tissu associatif de la ville. J’habite d’ailleurs toujours au Crès [commune située à 6 km de Montpellier à mi-chemin entre la mer Méditerranée et les premiers reliefs du Pic Saint-Loup, ndp2]. La région montpelliéraine n’est jamais trop loin de moi."

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