Anto hanté par ses finales perdues

Frédéric Antonetti, qui tentera de remporter enfin un trophée samedi soir au Stade de France, revient sur ses trois tentatives infructueuses dans la dernière de France Football.
"J'ai fait trois finales, chacune a son histoire. J'ai au moins le mérite de persévérer. Dans mon parcours, il y a huit demi-finales de Coupe, dont quatre finales. Il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs qui ont ce bilan-là. Chaque finale a été différente. La première, avec Bastia face au PSG en 1995, on ne méritait pas de la perdre. Comme c'était la première édition, ça donnait plus de prestige si c'était Paris qui la remportait. Paris a choisi sa date, son vestiaire, et il y a cette erreur d'arbitrage, tellement grosse que je ne veux même pas en parler.
La finale que je regrette le plus, c'est avec Nice face à Nancy en 2006. On était favori, on s'est retrouvé à 11 contre 10, et on a raté notre finale, moi le premier, dans la maîtrise des émotions. La dernière, il y a trois ans contre Saint-Etienne, on était tellement dans le trou, on avait tellement de blessés que, même si on a été à la hauteur, on ne pouvait pas gagner. Psychologiquement, on manquait trop de confiance pour ébranler Saint-Etienne. Le match a été équilibré, mais il nous manquait la flamme pour gagner."