Julien Churchill, Winston Sablé !

Samedi, cela fera presque 4 ans que Julien Sablé aura coaché pour la dernière fois.
Le 15 décembre 2017, lors d'une soirée terrible marquée notamment par la pathétique conférence d’avant match de Romeyer et Caïazzo, Juju clôturait sa parenthèse sur le banc par une triste fessée contre Monaco (0-4).
Son 6ème match, sa 4ème défaite, avec une équipe tellement amoindrie qu'elle ne ressemblait plus à grand chose (Ruffier - Silva M’Bengue KTC Maïga - Pajot Hernani - Cabella - Monnet Paquet Diony Vagner).
Lors de sa dernière conférence de presse, à l’issue du match, avec des accents churchilliens, il avait déclaré :
"Nous avons besoin d'apaisement et de sérénité. Aujourd'hui c'est difficile, il faut avoir du courage, accepter ce moment avec la fierté de représenter notre institution. Il faut relever la tête, faire front, montrer du caractère."
Aucun de ses mots, pas une virgule, n’est en trop aujourd’hui, et on pourrait croire cette phrase tirée de sa conférence de presse en préambule au déplacement à Reims. Encore envoyé au front dans les pires conditions par une direction qui n'a, cette fois encore, rien anticipé, Juju trouvera-t-il les ressources pour aller chercher un résultat en Champagne ? On adorerait rien que pour le voir souriant après un match et pour l'entendre, avec des accents gaulliens, nous déclarer : "Sainté outragé, Sainté brisé, Sainté martyrisé, mais Sainté libéré..."