7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Epiés et pillés

Image
 

Conscient que de nombreux clubs européens reluquent ses jeunes joueurs les plus prometteurs, Frédéric Antonetti tient un discours fataliste mais réaliste dans la dernière édition du Républicain Lorrain.

"On est en concurrence avec l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie aujourd’hui. L’Angleterre est hors-concours puisqu’elle a deux fois plus que les autres et quatre fois plus que nous en droits TV. Comment rivaliser avec eux ? Ce n’est pas possible. Alors il faut se contenter de ce qu’on a, on va rester ce qu’on est, un club formateur, et on va venir nous piller. Parce qu’on ne pourra pas garder nos meilleurs joueurs. C’est comme ça depuis le début des années 90 et l’arrêt Bosman. Là, on a 120 joueurs français à l’étranger. Imaginez qu’un jour, on puisse garder nos meilleurs et faire venir des étrangers. Je pense qu’on n’est pas plus con que les autres : on serait capable de faire de bons résultats en coupe d’Europe. Mais il faut de la maturité et si nos meilleurs joueurs partent à 21 ans, on ne peut pas lutter."