6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Nanard ne veut pas perdre la tête

Dans un entretien accordé à Eurosport, Bernard Caiazzo évoque les incidences financières de la probable qualification des Verts en C1. Extraits.

"La phase de groupes de Ligue des champions nous donne la possibilité d'encaisser 25 à 30 millions d'euros. Que faut-il faire ? Se dire que nous n'avons aucune chance et ne pas tenter le coup ? Certes, si nous terminons troisièmes, nous paierons 300 000 à 400 000 euros de plus, mais nous nous battrons pour décrocher ce podium. Terminer troisièmes devant l'OL et l'OM qui ont deux fois notre budget, ce serait un exploit retentissant.

Notre force, c'est le collectif. Je ne me vois pas dire au groupe qui s'est qualifié pour la troisième place qu'on va le chambouler pour jouer la Ligue des champions. Nous allons privilégier les hommes qui nous ont menés jusque-là. Voilà pourquoi nous concentrerons nos efforts sur Benoît Trémoulinas et Stéphane Ruffier. Comme Benzema ou Matuidi sont inaccessibles, notre logique c'est d'avoir l'équipe de France B avec les Ruffier, Perrin, Trémoulinas, Lemoine, Cohade, Tabanou, etc.

On ne peut pas dépenser l'argent qu'on n'a pas. On ne veut pas mener la bataille sur le terrain de l'argent car on perdra à tous les coups. L’ASSE essaie de bâtir une autre logique fondée sur l'esprit de groupe, sur le collectif. Et on ne va pas faire flamber les salaires comme ont pu le faire par le passé Bordeaux, Lille ou Montpellier. On voit où ça les a menés. L'Europe ne va pas nous faire perdre la tête. On ne fera pas des contrats avec des salaires à 300, 400 ou 500 000 euros mensuels comme certains ont pu le faire pour Gourcuff, Hazard ou Martin."