Relax Max
Max Gradel évoque le derby dans la dernière édition du Progrès.
"Un derby, ça reste un match de football. Son importance est créée par les supporters des deux équipes mais nous, acteurs, ne devons pas entrer dans ce jeu, être pris par l’environnement. Le joueur qui est excité perd sa lucidité. C’est un derby, on doit s’engager, tout donner, bien sûr mais ne pas passer à côté. Un derby, c’est tranquille. On ne va pas à la guerre. On joue au foot, la vérité, c’est le terrain. Il ne faut pas se laisser exciter par les fans. Sinon, tu perds tes moyens. Si c’est pour mettre des tacles, prendre un carton rouge et jouer à dix…
Le derby a changé depuis que je suis arrivé. On les aborde un peu différemment. C’est moins chaud. Ça ne veut pas dire qu’on n’est pas concentré. Mais avant, il y avait Jérémie, Jo, Loris qui avaient joué en jeunes face à Lyon. On en parlait quinze jours avant. Ça fait vingt ans que Saint-Etienne n’a pas gagné un derby à Saint-Etienne ? C’est incroyable ! Je ne le savais pas ! Ça fait trois ans que je suis là mais je ne peux pas accepter ça. Pas vingt ans. Pas chez nous, à Geoffroy-Guichard. Je vais parler dans le vestiaire. Il faut battre Lyon, que l’histoire reparte dans l’autre sens. Toute chose a une fin. Je comprends mieux maintenant la haine de nos supporters."