Anto se trouve encore vert

02/06/2023
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Actuellement "dans la meilleure période professionnelle" de sa carrière selon ses dires, Frédéric Antonetti s'est confié à la Pravda après le maintien obtenu avec Strasbourg. Extraits :

"Le président Keller était très inquiet quand je suis arrivé et il m'a demandé : "Qu'est-ce qui te fait penser qu'on peut ne pas descendre ?" J'ai répondu qu'au vu des cinq matches précédents, la seule chose qui pourrait nous plomber serait d'avoir trop de blessés. Pour le reste, j'étais sûr à 100 % qu'on obtiendrait le maintien. Il fallait juste convaincre les joueurs de s'entraîner, penser et même vivre différemment. La formule idéale (le 3-4-2-1) n'a pas été facile à trouver. Il a fallu commencer par « fermer » un peu pour prendre des points, mais à partir du moment où les gars ont su que ça allait marcher, ils ont repris confiance. Et quand on a un grand gardien (Matz Sels) et un avant-centre qui marque vingt buts (Habib Diallo)...

Pendant quinze ans, au début de ma carrière (en 1994, à Bastia), j'ai été le plus jeune entraîneur en France. Il y a certains étrangers qui ont beaucoup apporté, mais aussi quelques usurpateurs qu'on ne dénonce pas assez. Concernant les jeunes, ce sont les médias qui font la cote et ça va souvent trop vite. C'est comme pour les joueurs. Dès que certains effectuent quelques bons matches, on s'enflamme ! Pour un coach, j'attends au moins les 200 matches dirigés. Pour le juger, il faut qu'il ait traversé des mers calmes, mais aussi d'autres plus agitées, qu'il ait connu plusieurs situations, comme prendre une équipe en cours de saison ou l'avoir dès le début. Donc ne jetez surtout pas les anciens à la poubelle ! Regardez l'âge de Luciano Spalletti (64 ans), champion d'Italie avec Naples, Stefano Pioli (57 ans, AC Milan) ou de Carlo Ancelotti (64 ans le 10 juin, Real Madrid).

A 62 ans, c'est maintenant que je me sens le meilleur ! Et ce, aussi bien pour la gestion des joueurs que dans l'approche des matches. Je pense être un entraîneur moderne. J'ai évolué sans cesse, car de toute façon, si on n'évolue pas, on est mort ! Je dirige aujourd'hui certains joueurs qui n'étaient pas nés quand j'ai commencé. Je suis fier de ma longévité et de mon parcours. Le fait d'avoir fait débuter plus de 150 jeunes joueurs représente pour moi une grande satisfaction. Mon grand regret, c'est de ne jamais avoir pu entraîner une équipe armée pour jouer les trois premières places. Mais c'est sûrement de ma faute...

Pendant longtemps, j'ai fait la guerre à propos des téléphones portables. Car quand on l'a tout le temps, la communication ne se fait plus et c'est dommageable pour un groupe. Mais c'était peine perdue. Il fallait s'adapter à la nouvelle génération. À un moment donné, il faut se remettre en question dans beaucoup de domaines et se mettre en adéquation avec l'évolution du foot. Il faut que les joueurs comprennent que je ne leur veux que du bien et que je les traite tous de la même façon. Le plus beau commentaire qu'on peut faire sur moi, c'est celui que je vois souvent de la part de mes anciens joueurs dans la page « Paroles d'Ex » de L'Équipe. Cela me fait extrêmement plaisir que ceux que j'ai entraînés me citent toujours en premier parmi les entraîneurs qui les ont le plus marqués..."

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