Il a dégusté à GG, Hinschberger !
Attendu dans le Chaudron ce dimanche après-midi lors de la 29e journée de L1, l'entraîneur messin Philippe Hinschberger revient sur son premier match joué à GG dans la dernière édition du Républicain Lorrain.
"On avait perdu 9-2 lors de la dernière journée de la saison 1981-1982. On étale de la honte après un score comme ça. Personne n’aime prendre une branlée. Déjà, on n’aime pas perdre 1-0 mais alors en prendre neuf… À la fin du match, on passe pour des cons !
C’était le dernier match qui pouvait amener Saint-Étienne au titre de champion et le dernier match de Michel Platini avant qu’il ne parte à la Juve. Il y avait un contexte hyper favorable pour que ce soit une grande fête. Et on y a bien participé, en tant que sparring-partner...
Quand une équipe a beaucoup à jouer et l’autre rien, les forces sont déséquilibrées. Obligatoirement, il y a eu du relâchement. Saint-Étienne était porté par une certaine adresse et a bénéficié de quelques largesses de notre défenseur central, Branko Tucak. Notre entraîneur Henryk Kasperczak l’avait même remplacé avant la mi-temps.
C’est un score trop rare pour sembler logique, vraisemblable. Ce qui est gênant, c’est qu’il y a eu des soupçons sur ce match. Si Monaco n’avait pas gagné contre Strasbourg, ça aurait prêté à d’énormes suspicions. Ce match est à ranger aux oubliettes. C’était il y a 35 ans. C'était le début de ma carrière, j’étais encore à l’armée."