Lolo s'explique et s'interroge

09/08/2023
bookmark bookmark
share share

Laurent Batlles a accordé une longue et intéressante interview au site Ma Ligue 2. Extraits.

"En fait, notre dernier "match amical", c’était peut-être contre le GF38. Même si c’était un match de championnat, on aurait dû préparer des choses en amont contre le MHSC que nous n’avons pas pu faire. On a essayé de mettre en place les choses lors d’une opposition interne qui était cohérente, mais cela ne peut représenter ce qu’on voit contre une équipe adverse. Il nous a manqué ce match-là à cause du virus et des maladies.

Dylan Batubinsika disputait son premier match. Il y a aussi eu des associations alignées au milieu de terrain… Il y a beaucoup de choses, on essaie de travailler par paires et par trios. On sait qu’on a des repères avec certains, et d’autres moins. Bien sûr, il y a l’aspect offensif avec Wadji et Sissoko. Aujourd’hui, au bout d’un match ensemble, on ne peut pas tirer d’enseignements sur la relation qu’ils auront. Quand Ibra Wadji est arrivé fin août, il a eu un laps de temps avant de performer avec JP car il faut apprendre à se connaître. 

La concurrence est très présente au milieu de terrain. C’est un bon problème même s’il faut à un moment donné que des joueurs se détachent. L’année passée, la rotation des milieux a pas mal changé parce que c’est un poste où il y a beaucoup de courses, d’intensité et de volume. Il faut mettre par moments de la fraîcheur. Encore une fois, c’est également une question d’associations, et il faudra réussir à trouver la meilleure formule, même s’il n’y a pas eu de changements radicaux dans ce secteur de jeu.

Tout le monde essaie de nous mettre l'étiquette de favoris sur le dos. Certaines équipes s’enlèvent de la pression en la mettant sur d’autres comme Bordeaux ou nous-mêmes. Ce n’est pas péjoratif ce que je vais dire, mais aujourd’hui il y a beaucoup de Guy Roux... Tout le monde veut atteindre le même objectif au final. Certains se cachent un peu, ne parlent pas trop, mais ont beaucoup d’ambitions. Nous, on veut avancer avec beaucoup d’humilité.

Pour gagner, il faut obligatoirement marquer plus de buts que l’adversaire. On a énormément travaillé défensivement pendant toute la préparation. De toute façon, il y a des matchs où on aura un peu moins le ballon et notre façon de défendre sera peut-être différente. Le fait de jouer comme on le fait ne nous permet pas, aujourd’hui, d’avoir l’équilibre. On le travaille, on essaie de mettre les choses en place. Il y a des rencontres où tout vous réussit, et des matchs où l’équipe adverse a aussi le droit de faire des choses intéressantes.

Mais je ne suis pas un entraîneur qui a envie de bétonner. J’essaie d’être le plus rationnel possible, et on travaille énormément notre équilibre défensif, tout en ayant la volonté de garder nos valeurs offensives, la possession et notre technicité pour aborder les matchs. Maintenant, il est clair qu’on ne peut pas prendre autant de buts que l’année dernière.

On s’est posé énormément de questions pour savoir ce qui serait le mieux en l'absence de Nkounkou contre Grenoble. En gros, soit on remplaçait un joueur poste pour poste afin de ne pas tout chambouler, soit le changement de système impliquait de changer le fonctionnement de deux ou trois joueurs. C’est une bonne question car on se la pose encore. Est-ce que ce sera évolutif, je ne sais pas, mais c’est une possibilité.

Pour le rôle de piston, vu ce qu’il se passe avec Niels Nkounkou, on sera obligé de prendre quelqu’un si on veut garder ce système-là. Tous les postes sont scrutés, analysés, en fonction de ce qu’il peut se passer. Dans 15 jours, peut-être que beaucoup de dossiers vont bouger, ou pas. Et ce sera le cas dans d’autres clubs. Aujourd’hui, la seule chose que je sais, c’est que le poste de piston, pouvant aussi être latéral, doit être pourvu. Maintenant, pour le reste, on a doublé les postes dans tous les secteurs donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur le recrutement d’autres joueurs, même si on travaille toujours à renforcer l’équipe.

On sait comment ça va se passer samedi. Rodez est une équipe à valeur athlétique, qui défend très bien et se projette très vite dans les transitions. Ils ont des attaquants devant avec Corredor ou Hountondji qui ont de la vitesse. On ira là-bas, ce sera un petit terrain, il n’y aura pas beaucoup d’espaces. Il faudra être performant et costaud pour essayer de battre cette équipe. Tous les matchs sont difficiles ! On le répète toujours, il ne faut pas croire que ce championnat est facile. Il n’y a pas d’équipes faibles, les clubs sont de plus en plus structurés avec de bons entraîneurs. C’est très homogène. Il y a quelques années, il y avait plus de disparités entre les équipes du haut de tableau et les autres. Désormais, je trouve que cela se nivelle."

Potins
13/03 11:08
Le Mans a changé de statut (5)
13/03 11:03
Il leur a dit les mots bleus
13/03 10:33
Un match classé à hauts risques
13/03 10:21
Montanier veut la même détermination
13/03 08:41
Cazenave n'a pas oublié le Chaudron
13/03 08:05
Tanenbaum perd 199 places
12/03 22:13
L'ASSE recrute un RAF
12/03 16:58
Bouanga buteur contre Alajuelense
12/03 16:09
Diony s'éclate en Turquie (2) !
12/03 13:56
Nanard toujours fan du QSG
Articles
05/03/2026
ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG
01/03/2026
Un équilibre trouvé
27/02/2026
But alors you are french !
22/02/2026
Augustine, le relayeur qui oriente le jeu
15/02/2026
Toujours convalescents
10/02/2026
Entre Poteaux - EP4 : ON RIT POINT
08/02/2026
Des petits changements
05/02/2026
Ghislain Printant : "Avec Jean-Louis, on a vibré à Sainté !"
04/02/2026
Y avait pas d'âme Eirik !
02/02/2026
Antoine Decaix : "J'ai vécu samedi l'un des plus beaux jours de ma vie"

Partager