Curko à Meaux (2)

Dans son édition seine-et-marnaise, Le Parisien revient sur la conférence sur l'ASSE animée avant-hier aux Sénioriales de Meaux par Philippe Gastal, qui avait invité à cette occasion le légendaire Ivan Curkovic. Extraits.
"Une centaine de personnes de toutes les générations avaient fait le déplacement pour écouter Ivan Curkovic : des résidents bien sûr, mais aussi et surtout des supporters de l’extérieur, puisque la rencontre était ouverte au public. Francis et sa femme Nathalie, eux, sont venus de Laventie (Pas-de-Calais) en voiture, quand ils ont appris que l’ancien gardien de but de l’ASSE participait à cette conférence.
La conférence a tardé à démarrer, tant les supporters – ne cachant ni leur amour, ni leur admiration - cherchaient le contact avec Ivan Curcokic. Jovany, 9 ans, lui a tendu son petit ballon vert pour le faire dédicacer, sous les yeux humides de sa maman, ultra-fan de l’AS Saint-Étienne. "C’est un modèle de joueur, un modèle d’homme, la classe absolue", a-t-elle martelé, sans jamais oser approcher son idole.
Quelques mots échangés avec Ivan Curkovic confirment son opinion. Affable, courtois, l’ancien portier stéphanois (de 1972 à 1980) a lâché ce cri du cœur : "Saint-Étienne, c’est inoubliable. Saint-Étienne et la France, c’est une partie de moi. C’est dans ma tête, dans mon esprit." La conférence aura été l’occasion de revenir en images et en anecdotes sur l’épopée des Verts et sur ces matchs mythiques, qui les ont menés au firmament du football.
L’ancien gardien de but, à la mémoire parfaite, est revenu sur certaines actions, livrant ses émotions de l’époque, non sans humour, à une salle conquise. "Le foot français était dans un tunnel dont on ne voyait pas le bout. Les clubs, c’était encéphalogramme plat. On était dans une France en mal d’émotion. Saint-Étienne a su réveiller l’ardeur. Ce sont les moments les plus forts de ma carrièr", a témoigné Philippe Tournon, ancien journaliste à l’Equipe."