6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Saadi, le buteur

Dans la lignée de ses précédentes sorties médiatiques dans la Pravda du 22 août et dans France Football du 11 septembre, Idriss Saadi évoque avec une pointe d'amertume son départ de Sainté dans un entretien paru aujourd'hui dans le journal algérien Le Buteur.

"Quand on ne vous accorde que 10 à 15 minutes de jeu seulement, ce n’est pas facile de vous illustrer et marquer des buts. J’estime qu’à Saint-Étienne, on ne m’a pas donné véritablement ma chance. J’aurais voulu qu’on me fasse un peu plus confiance. Si j’ai signé à Clermont, c’est surtout pour retrouver la confiance et relancer ma carrière. Mon objectif est de tout donner à Clermont et faire une grande saison afin de retrouver l’élite. Je ne pouvais certainement pas rêver meilleur début de saison sur le plan personnel. Je suis quelqu’un qui ne se fixe pas de limites et qui se donne toujours à fond. Je sais de quoi je suis capable et je joue sans me poser de questions. J’espère continuer sur cette lancée le plus longtemps possible. Je sais ce que peux apporter et avec le temps, j’espère rebondir de nouveau dans un grand club."

Toujours en tête du classement des buteurs de L2 après 8 journées avec 6 pions, l'ancien attaquant stéphanois rêve maintenant de jouer pour d'autres Verts.

"C’est un peu dans un coin de ma tête. C’est un rêve de porter le maillot national et je travaille dur pour cela. Si le coach des Verts Christian Gourcuff fait appel à moi, c’est sûr que je serai prêt à répondre à sa convocation. Je veux vraiment continuer à aligner les bonnes performances avec mon club et marquer le maximum de buts pour ainsi frapper avec force aux portes de la sélection. Quand vous grandissez en France et que vous êtes encore jeune, c’est normal que vous défendiez les couleurs de la France. Après, quand vous passez pro, les choses changent pour vous et c’est normal que votre situation évolue. Pour moi, c’est une fierté de pouvoir un jour représenter le pays de mes origines et défendre ses couleurs. Mon père est d’Oran et ma mère de Bordj Bou-Arréridj. Je dispose du passeport algérien et même de la carte d’identité."