7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Garande regrette d'avoir quitté les Verts

Dans la Pravda du jour, Patrice Garande (61 ans) revient sur sa carrière de joueur. Extraits.

"Le joueur le plus fort avec lequel j’ai joué joué ? Andrzej Szarmach, à Auxerre. C'est un immense buteur, qui m'a pris sous son aile quand il est arrivé. Il y a eu aussi Jean-Marc Ferreri. Sinon, Jorge Burruchaga et Loïc Amisse, à Nantes, Mustapha El Haddaoui, à Saint-Étienne, et Laurent Blanc, à Montpellier.

Le plus drôle ? Laurent Paganelli, au centre de formation de Saint-Étienne, était un phénomène. Il n'avait jamais de fringues : tu lui prêtais un jean, il te le rendait écrit, partout ! Le plus fou ? Pascal Françoise, à Saint-Étienne, était fou complet. Avant les matches, il buvait un petit verre de Calva... et il n'avait peur de rien sur un terrain.

Mon plus gros coup de gueule ? À Saint-Etienne, Robert Herbin, qui ne parlait pas beaucoup, me convoque dans son bureau, en début de saison (1988-1989). Il avait décidé de sortir Jean Castaneda, mon meilleur ami, pour le remplacer dans le but, par Jean-Pascal Beaufreton. Je lui ai dit que je n'étais pas d'accord. On a eu une discussion assez animée.

L'entraîneur qui m’a le plus influencé ? Il y en a trois. Guy Roux est venu me chercher à Orléans et j'ai appris mon métier avec lui. Sa rigueur ne me dérangeait pas. Ensuite, je me sers de plein de trucs de Coco Suaudeau : la culture du déplacement, du temps, de l'espace, la relation à trois... c'était fantastique. Avec Herbin, c'était autre chose, le dépassement de soi. C'était un taiseux, très difficile d'accès. Mais c'était un monument.

Mon plus grand regret ? Le premier est d'avoir quitté Saint-Étienne. Si j'avais pu, j'y aurais fini ma carrière. Je n'ai jamais retrouvé ce que j'avais et j'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre. Le second est de ne pas avoir atteint la barre des 100 buts en L1. Quand je signe à Sochaux, c'est pour passer cette barre, mais Sylvester Takac ne m'a pas fait jouer.

Un transfert qui aurait pu se faire ? J'ai failli aller à Lyon. Je vais voir un match à Gerland pour rencontrer Bernard Lacombe, qui était directeur sportif (D2, saison 1988-1989) et qui souhaitait me faire venir avec Castaneda. En repartant, j'ai été pris à partie par une trentaine de supporters, qui m'ont suivi jusqu'à ma voiture, me traitant de « Stéphanois » ... Et Raymond Domenech, alors entraîneur, avait déclaré que Lyon n'était pas la poubelle de Saint-Étienne !"