Quel punch Tibeuf !

22/08/2021
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Ancien coéquipier de Claude Puel à Monaco, l'ex-attaquant stéphanois Philippe Tibeuf revient sur ses vertes années dans la Pravda du jour. Extraits.

"Le joueur le plus drôle que j'aie côtoyé ? Patrice Garande avait beaucoup d'humour. Ce n'était pas hilarant, mais très fin. Il aimait chambrer, faire des jeux de mots. La personne du milieu du foot que je n'aimerais pas revoir ? André Laurent, le président de Saint-Étienne, n'a pas été correct. En janvier 1991, alors que j'arrivais en fin de contrat, j'ai été sollicité, notamment par Monaco. J'ai voulu attendre. Puis je me suis blessé, en février. Le club, qui était assuré, m'a dit qu'il me donnerait 10 % de ce qu'il toucherait, après la visite médicale. Je n'ai rien reçu.

J'ai trouvé ça lamentable, surtout dans un moment difficile comme celui-là. Au moment de ma blessure, il n'y a plus personne. Je n'ai pas été soutenu, du tout, même par les joueurs. Je peux les comprendre, ils se sentaient sous pression, car les résultats n'étaient pas bons. Quand on a enlevé mon plâtre, deux mois après l'opération, je n'avais plus aucune sensibilité dans la jambe. J'aurais pu rester paralysé. Heureusement, j'ai été réopéré par un grand chirurgien, à Lyon, qui m'a sauvé la jambe. J'ai dû avoir une greffe de nerf.

J'étais capitaine de Saint-Étienne en 1990-1991. L'équipe ne marchait pas et il n'y avait pas une super ambiance. L'entraîneur, Christian Sarramagna, était un mec adorable, mais il ne savait pas gérer les conflits et j'ai beaucoup donné de ma personne. Il y avait notamment Jean-Pierre Cyprien, qui n'était pas un mec méchant, mais n'avait pas une bonne mentalité. Il était ingérable. Il a mis le bordel dans l'équipe, en créant des clans, et je me suis battu avec lui, à l'issue d'un entraînement. C'était quelques jours avant ma blessure. Je ne me sentais pas bien, ça m'a beaucoup affecté. Je pense que ç'a conditionné ma blessure.

Mon plus beau but ? Avec Saint-Étienne, contre Niort, du pied gauche. J'avais inscrit un doublé et, sur le premier but, j'avais tout fait du gauche, dribble et frappe. C'était une période où je travaillais beaucoup mon pied gauche à l'entraînement. Il y a même des séances où je m'interdisais de toucher le ballon avec le pied droit. En fin de carrière, je me sentais même plus à l'aise du gauche.

La défaite qui m'a fait le plus mal ? La demi-finale de Coupe de France avec Saint-Étienne, contre Montpellier. Beaucoup de joueurs étaient issus du centre de formation, car Robert Herbin voulait reproduire ce qu'il avait connu entre 1974 et 1976, mais le niveau n'était pas le même. Et les jeunes ont été inhibés par l'enjeu. Ça m'a rendu dingue. On a vu, la saison suivante, que les jeunes n'avaient pas le niveau.

Une anecdote que je n'ai encore jamais racontée ? Lors de la saison 1988-1989, Saint-Étienne était mal classé. À un moment, on a pris la main sur l'équipe. Jean Castaneda, Patrice Garande, Alain Geiger et moi nous sommes réunis, nous avons fait l'équipe et sommes allés voir Robert Herbin, qui n'y arrivait pas. Ç'a duré trois, quatre matches."

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