7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Clément, Turpin ?

Dans sa chronique parue sur Sports.fr, Bruno Derrien revient sur l'arbitrage du derby d'hier soir. Extraits.

"Dans un match pareil, la mission première de l’arbitre est de ne pas influencer et de ne pas faire le score. A ce niveau-là, la mission est remplie. Après, si on veut pinailler… Il a sorti les cartons très tard. Il a mis un peu de temps à les sortir. Il a voulu temporiser un maximum, faire preuve de psychologie. Quand il siffle le penalty, Ruffier doit être exclu. On peut être contre la double peine dans la surface de réparation, elle fait d’ailleurs l’objet de débats mais elle existe. Et les règles sont faites pour être appliquées. On ne doit pas prendre le score en considération. Il faudrait qu’on fasse preuve d’une certaine uniformité dans ces situations. C’était rouge ou rien. Jaune, ça aurait été une demi-mesure.

Ce n’est pas une agression en soi mais si Ruffier ne commet pas cette faute, l’attaquant lyonnais est en position de marquer un but. Il fait un crochet et marque. Monsieur Turpin a voulu arbitrer sans carton. Il en a mis un premier après 85 minutes de jeu mais Sall aurait par exemple dû en prendre un pour un début d’échauffourée après avoir voulu bloquer la relance d’Anthony Lopes. J’avais écrit sur Twitter: « Il est des fois où le carton a une vertu balsamique… » Mais au final, quand on regarde le match dans son ensemble, personne ne parle de l’arbitrage, ou très peu, car la victoire de Saint-Etienne est nette et sans appel. L’arbitre n’a pas fait le score, ni ses assistants. C’est quand même leur mission première.

La main de Ricky van Wolfswinkel dans sa propre surface ? Juger de l’intention d’une main, c’est toujours extrêmement subjectif. La loi 12, elle est claire, il n’y a qu’une phrase: « Pour être sanctionnée, une main doit être commise de manière délibérée. » Il revient donc à l’arbitre de juger de l’intention de la main. La DTA a eu la volonté d’apporter une plus grande visibilité et cohérence pour l’analyse du jugement des mains. Elle a défini trois niveaux de priorité: 1. Le joueur a-t-il touché intentionnellement le ballon ? Le ballon est-il allé à la main ou la main est-elle allée au ballon ?  2. Le joueur a-t-il tenté d’éviter le ballon et pouvait-il l’éviter ? La distance temps entre le départ et le contact du bras ou de la main. 3. La position du bras était-elle naturelle ou le joueur a-t-il tenté d’augmenter sa surface de contact ? Là, je suis assez d’accord avec l'interprétation de ne pas la sanctionner."