Papa évoque ses premiers pas
Surnommé "Papa", l'ancien ailier stéphanois Patrick Parizon parle de ses débuts en club et en bleu dans un entretien paru aujourd'hui dans Le Journal de Saône-et-Loire.
"J'ai débuté le foot très jeune à l’US Blanzy-Montceau sous la houlette de Camille Cottin et André Deschamps. Mes parents travaillaient beaucoup. Ils tenaient la boucherie-charcuterie à Montceau, rue de la République. Ils n’avaient pas vraiment le temps de s’occuper de nous alors mon frère et moi, nous étions en pensionnat à Chagny. On ne sortait qu’une fois tous les 15 jours. Lors de ma dernière année, j’étais Cadet mais surclassé en DH. Avec la sélection de Bourgogne, on a joué en lever de rideau d’un match Saint-Étienne/Lyon. C’est là que j’ai été repéré. Tout est allé très vite. J’ai signé mon premier contrat stagiaire avec les Verts pour 734 francs mensuels en 1967. Ensuite, je suis passé pro pour 4.000 francs. À l’époque, on était lié au club jusqu’à l’âge de 35 ans" [ndp2 : Papa a quitté l'ASSE à 23 ans après y avoir passé 5 saisons].
"Je souhaite à Antoine Griezmann de faire partie du wagon pour le Brésil. Et je lui souhaite de briller comme moi pour ma première sélection où j’avais inscrit un but. Sur l’un de mes premiers ballons, j’ai débordé sur mon côté droit. Et quand je suis arrivé vers la ligne de sortie, dans la surface, j’ai frappé à ras-de-terre au premier poteau. Le gardien hongrois s’attendait à un centre et j’ai marqué le 2ème but de la France. Je garde d’excellents souvenirs de mes 3 sélections. La Hongrie, cela faisait 40 ans que la France ne l’avait pas battue. Le Portugal, c’était le dernier match à Colombes. Et puis l’Islande, c’était quand même un match qualificatif pour l’Euro, à Reykjavik. Mon unique regret, c’est qu’il n’y avait pas de compétition majeure. La Coupe du Monde, c’était en 1978, trois ans plus tard."