Batlles vu par son père

03/10/2021
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Ancien réserviste des Canaris, Gérard Batlles parle dans Ouest-France de son fils Laurent, qui fait aujourd'hui son retour dans sa ville natale (Nantes) à l'occasion de la 9e journée de L1. Extraits.

"C’est un garçon qui avance à sa manière. Dans sa carrière de footballeur, il a eu une évolution lente. Quand il avait 20 ans, il y avait beaucoup de joueurs de son âge dont on parlait. Lui, non. Il ne jouait pas forcément dans des clubs porteurs et son caractère fait qu’il ne s’impose pas car il n’a pas une grande gueule. Il est resté plutôt anonyme mais il a joué dans des gros clubs où on en a parlé en bien sans dire que c’était une star. Et tant mieux car ce n’en était pas une.

Je pense qu’il va faire sa carrière d’entraîneur de la même façon. En tout cas, je lui souhaite. C’est quelqu’un qui travaille. Il a commencé par les 15 ans puis la CFA 2 à Saint-Etienne. Il est monté. Ensuite, il y a eu la Ligue 2. Beaucoup de garçons à sa place auraient eu d’autres exigences, au regard de leur carrière. Il ne l’a pas fait car c’est son caractère. Il veut acquérir une légitimité par le travail.

C’est notre façon de voir les choses dans la famille : on apprend, on bosse et un jour, si tout va bien, on est récompensé, ce qui ne veut pas dire qu’il le sera. Heureusement qu’il est passé par la réserve de Saint-Etienne où il a appris qu’il n’aurait pas la même équipe tous les week-ends. C’est important. Avoir entraîné en National 2 lui a beaucoup servi. Quand l’entraîneur des pros vous prend des joueurs la veille du match, il faut se démerder.

Je regardais ses matches quand il était joueur quand je pouvais mais pas ses matches en tant qu’entraîneur. Joueur, vous pouvez toujours donner un conseil. Entraîneur, il faut être avec les joueurs tous les jours, les connaître. Il m’appelle après chaque match. J’aurai un coup de fil dimanche. C’est un vrai compétiteur. Dans tout, si vous jouez au ping-pong et qu’il ne vous bat pas, ça ne va pas. Être entraîneur, c’est un sacerdoce. Un Arribas ou un Suaudeau aurait perdu 5 ou 6 matches, il n’aurait pas été viré. Maintenant, les présidents sont tellement conditionnés au résultat que c’est difficile."

 

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