7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le pouvoir de dire non (3)

Dans la Pravda du jour, Nanard explique à nouveau pourquoi l'ASSE a refusé la demande de report de la demi-finale de Coupe de France contre le QSG.

"Quand le PSG nous a contactés, on avait répondu que cela ne nous posait pas de problème tant que nos intérêts étaient préservés. Au départ, le coach n'était, lui, pas très chaud, mais j'étais parvenu à le convaincre quand je lui ai dit que c'était aussi notre intérêt de permettre au PSG de bien préparer également sa finale de Coupe de la Ligue car, en cas de victoire parisienne, la cinquième place deviendra sûrement européenne.

Mais à quoi bon "remplacer" la demi-finale par PSG-Metz ? Ces changements servaient à quoi si le PSG disputait quand même quatre rencontres en dix jours ? Ce n'est donc pas un problème de date mais d'adversaire. On ne peut pas considérer cela comme de la protection européenne. On a reculé uniquement à cause de cela. Et si on veut vraiment protéger le PSG, comme Monaco, qu'on reporte le match qui sépare leurs quarts de finale aller et retour de la C1.

La crainte du PSG de disputer des prolongations ? J'ai croisé Blaise Matuidi dimanche après le match des Bleus. Je lui ai dit que si on ne s'était pas départagés dans le temps réglementaire, on pouvait passer directement à la séance de tirs au but. Et si la FFF refuse, on boit un pot puis on s'allonge trente minutes sur la pelouse avant qu'elle intervienne. En fait, il n'y a pas autre chose à faire qu'en rire ! 

On ne peut pas continuer ainsi. A un moment donné, il va falloir supprimer la Coupe de la Ligue ou passer à 18 clubs en Ligue 1 ! Le calendrier de la saison prochaine est sorti et on se rend compte qu'on pourrait être confronté au même bug. Alors, plutôt que de régler les choses à la petite semaine, on pourrait essayer de régler définitivement ces problématiques."