Saint-Etienne est devenu la capitale de la France

18/03/2026
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50 ans après la victoire des Verts contre le Dynamo Kiev (3-0 après prolongation), Philippe Gastal (historien de l'ASSE et conservateur du Musée des Verts) est revenu hier avec émotion pour Radio Scoop sur ce mythique quart de finale retour de la Coupe d'Europe des Clubs Champions. Extraits. 

"On ne parlerait pas d'épopée et de légende s'il n'y avait pas eu ce sauvetage de Christian Lopez sur Oleg Blokhine, qui était à l'époque le meilleur joueur d'Europe, voire du monde, sacré Ballon d'Or, et face au Dynamo Kiev, la meilleure équipe du monde puisque ils avaient gagné la Supercoupe d'Europe face au Bayern. Christian sauve la balle, il dégage par chance sur Osvaldo Piazza qui enchaîne avec Patrick Revelli, son frère Hervé. Et le but ! Ça pouvait faire 1-0 pour les Soviétiques, ça fait 1-0 pour l'ASSE. 

C'est le seul match pratiquement où j'ai vu des spectateurs sur les toits des populaires. Tout était plein de partout. Il y avait plus de 45 000 personnes ce soir-là. C'était une ambiance comme on en vit très peu dans sa vie. Quand Dominique Rocheteau a marqué le 3e but, on s'embrassait avec des voisins, on ne se connaissait pas. Je me rappelle que les femmes des joueurs n'étaient pas loin. C'est pour ça que Patrick Revelli saute comme un cabri face à la latérale Henri-Point où nous étions situés avec mon père, parce que il y a son épouse juste à côté.

Il y a tout dans ce match qui fait que c'est un match qui est rentré dans la légende du football stéphanois. Mais, au-delà, dans la légende du sport français. Tout le monde se rappelle de ce match contre Kiev qui a été un match fondateur. Après évidemment celui de Split, qui avait permis de décomplexer le football français. Mais véritablement, le match contre Kiev a fait entrer le club dans une autre dimension. Saint-Étienne est devenu la capitale de la France. Tout le monde se reconnaissait dans cette équipe avec cette générosité, cette envie de tout renverser. 

Il y a eu un avant et après Kiev dans l'histoire du football stéphanois et au-delà, du football français. 50 ans après, c'est mon plus grand souvenir au stade Geoffroy-Guichard, par la dramaturgie, par tout ce qui s'est passé et parce qu'encore une fois, ce match résumait l'AS Saint-Étienne et la ville de Saint-Étienne. Pour ceux qui y étaient, tout le monde s'en rappelle encore. À la sortie du match, on savait qu'on avait vécu quelque chose d'incroyable, d'extraordinaire, et on pouvait dire "j'y étais"." 

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