Erding fier de sa carrière

Mevlut Erding (35 ans), qui avait proposé en vain ses services à l'ASSE en juin dernier, s'était engagé avec le Racing Besançon (N2) début juillet avant d'annoncer fin août qu'il raccrochait les crampons. L'ancien attaquant stéphanois se confie aujourd'hui dans L'Est Républicain. Extraits.
"Ma retraite sportive, c’est seulement dû à une blessure au mollet droit qui faisait suite à une autre blessure, plus ancienne, au genou, qui avait nécessité une opération il y a un an. Cette blessure au mollet est arrivée après deux ou trois semaines de préparation, à l’entraînement, après les deux matches amicaux que j’ai pu disputer. J’ai eu du mal à m’en remettre. D’ailleurs, aujourd’hui encore, j’ai toujours mal.
J’ai accusé le coup, je l’ai très mal vécu. Moralement, ça a été dur. J’ai eu une impression de mal-être, de laisser tomber l’équipe. J’ai eu besoin de temps pour digérer. Et ça ne l’est pas complètement. Mais mon corps a dit stop, je ne pouvais plus. Si j’avais été en Ligue 1, ça aurait été pareil. J’aurais arrêté aussi. Pourtant j’ai toujours essayé d’être irréprochable durant ma carrière, que ce soit avec mon physique ou mon hygiène de vie.
Je suis de nature plutôt modeste. Mais j'ai fait une belle carrière, j’en suis très fier. Pour l’instant, ce qui me reste en travers de la gorge, c’est la fin. Même si j’ai vécu de grandes émotions, mes débuts au FC Sochaux puis le PSG, Saint-Etienne, Rennes, Fenerbahçe, l’équipe nationale… J’ai vécu pratiquement 20 ans de rêve. La seule chose que je retiens, c’est que j’ai réussi avec mon club formateur. Sans cette éducation, sans cette formation, sans les entraîneurs du FC Sochaux, je n’aurais pas vécu tout ça, pas joué 16 ou 17 ans en pro ensuite."