6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

La coupe est pleine pour Douline !

Buteur des Verts en finale de coupe Gambardella en 2011, David Douline brille cette saison en Coupe de France avec Chasselay. Très incertain demain en raison de douleurs aux ischios, l'ancien milieu de terrain stéphanois nous a confié ses impressions avant ce 16ème de finale contre Monaco à Gerland.

"Je vis une très belle aventure en Coupe de France. C'est historique pour Chasselay, c'est la première fois que le club arrive jusqu'aux 16èmes de finale. Notre exploit contre Istres nous a procuré beaucoup de joie et d'émotions. Même Ludovic Giuly était en larmes. On a eu un parcours laborieux les précédents tours. On a eu besoin d'aller jusqu'aux tirs au but pour éliminer deux clubs de DHR. Personnellement, ce match contre Istres m'a permis de jouer pour la première fois en match officiel contre un club pro. Avec Evian, j'avais déjà affronté Bastia et Marseille l'été 2012 mais c'était des matches amicaux. Ça s'était plutôt bien passé ! D'ailleurs quand Pascal Dupraz était arrivé, il m'avait dit que je faisais partie intégrante du groupe pro et qu'il comptait sur moi. Hélas, ma saison a été fortement perturbée à cause des blessures. Je me suis blessé à l'ischio droit avant la période hivernale, j'ai ensuite eu des élongations à l'ischio gauche et au printemps je me suis blessé à la cheville. Mes performances s'en sont ressenties. Je n'ai pas réussi à retrouver mon niveau assez rapidement, du coup je n'ai pas pu signer pro à Evian.

A cause de ma blessure à la cheville, je n'ai pas pu faire des tests qui auraient pu me permettre de rebondir en Ligue 2 ou en National. J'avais notamment des contacts avec Clermont et Bourg-Péronnas. C'est pour ça que j'ai atterri à Chasselay, sans trop penser à l'avenir. Je me suis dit "laisse toi une année, vois comment ça se passe." Le CFA c'est quand même un bon niveau. Et ce joli parcours en Coupe pimente la saison. A Chasselay, j'ai retrouvé le poste de milieu de terrain que j'occupais à Sainté. A Evian, au bout de six mois on m'a fait jouer défenseur central. Ça a été dur pour moi car ça ne me plait pas trop de jouer en charnière centrale, je n'éprouve pas le même plaisir qu'au milieu. A Chasselay,  je rejoue en 6. C'est comme une renaissance. Je joue tantôt en sentinelle, tantôt relayeur. Mon entraîneur Stéphane Santini est resté un grand fan des Verts, parfois on parle ensemble de Saint-Etienne. C'est un coach que j'apprécie. Il est assez discret par nature mais quand il doit dire les choses, il les dit clairement. Ça me parle. Il me fait confiance. Je suis en phase avec ses choix tactiques et sa façon de faire jouer l'équipe. Il sait s'adapter en fonction des blessures. Il aime bien jouer en 4-3-3 mais il peut aussi nous faire évoluer en 4-4-2.

En 16ème de finale, j'espérais tomber contre Paris. En 32ème, on a failli tomber contre Sainté car on était dans le même chapeau. J'aurais aimé jouer contre les Verts mais en même temps, non. Ça aurait été un match avec un peu plus de pression que les autres pour moi. Mais j'ai toujours aimé l'ASSE, au-delà du fait que j'ai joué là-bas. J'aime bien regarder jouer les Verts même si j'ai été déçu par leur élimination en Europa League. Ça fait toujours plaisir quand j'allume ma télé de voir jouer en L1 mes anciens coéquipiers Kurt Zouma, Ismaël Diomandé et Pierre-Yves Polomat. Je garde un œil aussi sur le parcours de Kevin Mayi à Niort. Monaco, c'est un super tirage car il y a de très grands joueurs dans cette équipe. C'est une chance de pouvoir se mesurer à eux. J'espère que Ranieri fera jouer son équipe type. Je vais peut-être me retrouver face à Manu Rivière, que j'ai connu à Sainté. On s'est souvent serré la main quand je le croisais au centre de formation. J'avais 14 ou 15 ans et lui était en pleine ascension, il jouait déjà avec les pros. Je ne sais pas s'il se souvient de moi mais j'aurai la réponse demain car j'irai vers lui. Vannes a failli créer l'exploit contre Monaco, pourquoi pas nous ? J'aborde le match avec l'espoir de le gagner. Moi j'y crois !"