7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sall ne fera pas de cadeau à Brandao

Dans la dernière édition du Progrès, Moustapha Bayal Sall évoque ses retrouvailles avec Brandao après-demain à Furiani. Extraits.

"On a appris à se connaître, on a gagné un trophée ensemble… Nous sommes des amis. Brandao est quelqu’un de gentil, généreux et adorable. Il n’a pas la grosse tête et aime vraiment les gens contrairement à l’image que certains ont de lui sur le terrain. Ils pensent qu’il est mauvais et méchant. Ce n’est pas le cas. C’est tout simplement un gagneur. Les joueurs d’Amérique-du-Sud sont comme ça. Brandao est un dur à cuire. Il donne tout et ne triche jamais.

On s’envoie tout le temps des messages. Je lui téléphonais quand il traversait des moments difficiles. On passait parfois deux heures au téléphone. Je le soutenais et l’encourageais. La dernière fois qu’on s’est vu, c’est quand il est venu rendre visite au doc à L’Etrat. En partant, il m’a dit, « le match retour, ça va être difficile entre toi et moi ». Mais il me connaît. Il sait que je ne lâche rien et que je ne suis pas là pour lui faire des cadeaux.

Il m’appelle « O Rei ». C’est du Brésilien. Le roi en français. Quand il était ici, il disait que j’étais le boss de la défense. Brando est mon ami mais samedi, chacun va défendre son camp. L’espace de 90 minutes, il n’y aura plus d’ami. Il peut toujours te donner des coups de coude. Il ne le fait pas exprès. C’est juste qu’il cherche à protéger son ballon. Il est physique, il aime la bagarre. Ce n’est pas le joueur le plus dur à marquer en Ligue 1, mais le plus chiant oui. Tu lui donnes des coups, il revient toujours. Face à lui, c’est un vrai combat."