Bleu Clerc
S'il n'a plus joué en bleu depuis juin 2008, François Clerc n'a pas fait une croix sur l'équipe de France, comme il l'explique aujourd'hui dans Le Parisien.
"Il ne faut pas avoir de regrets. Au centre de formation, on était 25 et ils sont très peu à avoir percé. Je suis fier d'avoir opéré dans des grands clubs, d'avoir gagné des titres et d'avoir été international. On réalise plus tard ce que ça valait vraiment. J'ai une carrière spéciale, un peu en dents de scie. Quand on est blessé, c'est le pire, tout le monde vous oublie. La sélection, c'est différent. Il y a d'autres joueurs, des choix. Pour être appelé, il faut être dans un club de haut de tableau, avoir des bons résultats, être performant et jouer régulièrement. A Saint-Etienne, c'est le cas depuis un an et demi. Ces conditions attirent plus l'oeil.
Vous croyez peut-être que je suis largué mais je ne pense pas ça. Moi j'y crois toujours. Je pense être plus fort que quand j'étais chez les Bleus. Peut-être moins spectaculaire mais plus efficace, plus juste aussi. A Lyon, je montais à tout-va mais je finissais les matches un peu cramé. Aujourd'hui, je suis meilleur défenseur qu'avant. Certains joueurs savent se mettre mieux en avant et ça peut les aider parfois. Mais je ne vais pas forcer mon caractère pour être quelqu'un que je ne suis pas. Cela ne passerait pas. Il faut s'accepter tel qu'on est. La Coupe du Monde ? Même avec 1% de chance, c'est bien d'y croire. Au début de ma carrière, beaucoup de monde n'aurait pas mis une pièce sur moi. Je n'ai jamais lâché. Cela a payé jusqu'ici, donc pourquoi pas cette fois encore ?"