Bernardoni ne le souhaite pas à son pire ennemi
14/04/2023

Très bien parti pour vivre sa seconde rélégation d'affilée en L2 malgré sa victoire de samedi dernier contre le LOSC de Jonathan Bamba et Rémy Cabella, l'ancien gardien stéphanois Paul Bernardoni s'est confié à la Pravda. Extraits.
"Depuis 2018, j'ai pris 259 buts en 155 matches, plus que tout autre gardien de L1 ? Ce n'est pas dingue... J'ai toujours joué le maintien aussi. Cela dépend de tes équipes. À Nîmes, on prenait des buts mais on en marquait beaucoup aussi. Ce sont des statistiques chiantes. Sur la même période, j'ai été aussi le plus exposé avec 691 tirs subis ? Ah voilà (rires). Une descente, c'est dramatique, tout le monde doit en avoir conscience et c'est la chose la plus dure à faire comprendre. À Angers, quand j'ai vu que cela commençait à tourner au vinaigre, j'ai pris la parole, j'ai expliqué ce que j'avais vécu à Saint-Étienne et ma vraie frustration, c'est que je n'ai pas réussi à faire comprendre le danger.
On est salariés, on se doit de tout donner. Cette fin de saison va conditionner la suivante pour le club et pour les joueurs. Je vais avoir un rendez-vous avec le club, voir ce qu'ils veulent faire de moi aussi. Mais bien sûr que je veux montrer que je suis compétitif, que, malgré la situation du club, j'ai toujours essayé de répondre présent, que je travaille énormément. Mais le foot, c'est le sport collectif le plus individuel. Même en amateur, après une défaite, j'ai déjà entendu : "Ça va, j'ai été bon" (sourires)
Individuellement, ma saison est très particulière. On m'avait dit très clairement en début de saison de trouver un projet et finalement, je commence et cela se passe très bien. Puis on a un enchaînement de quatre défaites, j'essaie de tenir le truc mais le coach Baticle décide de me sortir pendant une dizaine de matches pour mettre un peu de nouveauté. Ensuite, il y a la trêve, Yahia se blesse, le coach Bouhazama me titularise... Je fais plutôt de bonnes performances mais il n'y a pas de résultats. Parfois, je n'ai pas été dingue, mais d'autres fois j'aurais pu être mieux payé. Je pense avoir réalisé cinq ou six grosses performances.
Malgré la difficulté, bien qu'on m'ait mis de côté, j'ai toujours travaillé. Ma fierté est là. Car on m'avait clairement dit au début que je n'allais pas jouer. Si j'ai peur de passer pour un chat noir avec mes descentes ? Quand Troyes descend, je joue 16 matches et je suis transféré en cours de saison, ce qui signifie que mes performances étaient bonnes. À Sainté, le club est dernier avec 12 points quand j'arrive et on finit barragistes avec 32 points. Je n'y suis pas étranger. Et à Angers, à la base, je ne devais pas jouer. Pour un chat noir, j'ai beaucoup joué, j'ai prouvé que j'étais là et performant. Mais une descente, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. »
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