Kumbela, mais où est Sainté ? (2)
Les joueurs et entraîneurs se sont confiés aux médias après la rencontre.
Du coté de Karabukspor ont ne veut pas s'enflammer. L'entraineur Tolunay Kafkas s'attend à un retour compliqué "On savait que ce serait très difficile et que ce le serait aussi sur le plan physique, mais on a bien joué et gagné. C'est plus que l'objectif. On a perdu le contrôle du jeu entre la 25e et la 40e minute et j'essaie d'être réaliste. Ce sera très dur pour nous à Saint-Etienne.". Pour son joueur Samba Sow, il faudra bien se préparer "Ce fut très très difficile et il y a encore un match retour. On va garder les pieds sur terre, travailler davantage encore pour bien se préparer avant d'aller à Geoffroy Guichard."
Du coté des Verts, on veut continuer d'espérer. Pour Galette, les Verts n'ont pas fait un match de Coupe d'Europe : "Je ne sais pas. L’adversaire a eu peu de situations. Un tir cadré sur coup-franc en première période, un deuxième tir en seconde mi-temps qui génère le but. Des matchs de Coupe d’Europe, c’est beaucoup d’intensité. Quand on ne peut pas rivaliser avec des joueurs avec un fort potentiel athlétique au milieu, on doit amener beaucoup plus d’intelligence. L’adversaire a eu une mainmise sur le match lorsque l’on a commencé à faire des passes latérales. On a subi l’intensité et l’abnégation des Turcs. Nous avons eu des situations. Mais mis à part le manque de réussite sur la tête de Bayal (29eme), il a manqué cette agressivité. Il y a des images symboliques. Je m’attendais à un match dur sur un plan athlétique, mais on n’a pas fait les courses nécessaires et on n’a pas eu la rage. On a été gentil, on a été politiquement très correct. Il fallait ne pas péter les plombs et rester avec une certaine maîtrise. Mais avec celle-ci, on doit faire plus. Plus dans les courses, plus dans la conquête du ballon. Il fallait aussi moins de déchet technique. On n’a pas ce genre de match dans notre championnat ou très peu. Je l’avais dit aux joueurs : peu importe l’adversaire, il n’y a pas un match de championnat qui ressemble à la Coupe d’Europe. Le vice n’est pas un défaut. Ce n’est pas forcément tricher. On n’a pas eu ça. Ils ont su casser le rythme, ils ont su nous forcer à mettre le ballon en touche sur des situations offensives pour nous. Je l’ai en travers en gorge. Il faut trente-huit matchs de championnat pour terminer quatrième et venir faire un barrage. Sur ça, il faut que l’on apprenne très, très rapidement.".
Le capitaine Loïc Perrin revient sur le but :"La première fois, je le ressors un peu. La seconde, je remets la balle dans les pieds de l’attaquant (Kumbela) qui met une bonne frappe." et n'a pas voulu dramatiser la défaite : "Ce sont des choses qui arrivent. On ne va pas se mettre une balle pour autant. Nous allons nous servir de ce qu’il nous a manqué en Turquie jeudi prochain".