7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Galette ne perd pas l'équilibre

Le Progrès publie aujourd'hui les intéressants échanges entre 14 de ses lecteurs et Christophe Galtier. Extraits.

"J’ai connu deux déceptions importantes cette saison. La première avec l’élimination en Ligue Europa puis celle en Coupe de France. La première a été très dure à digérer. Il a fallu que je m’isole pendant trois jours pour préparer le match de Bordeaux. Je l’ai fait seul dans ma tête. Ma causerie, ma composition d’équipe. La déception était telle que rien ne sortait. Ce n’est qu’après la victoire contre Bordeaux que j’ai pu mettre des mots sur mes sentiments. L’échec en Coupe est passé plus vite parce que nous étions sur une bonne série en L1. Le derby perdu a aussi été une déception, mais on s’est rattrapé ensuite. Ce fut une belle réussite qui nous permet aujourd'hui d’être devant Lyon. Quant aux satisfactions, je n’en ai pas encore. Si on finit 4ème, ce sera très bien. Super, un exploit !

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Pour vivre, les clubs français sont obligés de vendre. Parfois même, plus tôt que prévu. C’est comme ça. Il faut se rappeler dans quelle situation le club était il y a quatre ans. Chaque saison, l’ASSE sera obligée de vendre sauf que cette saison, on a un peu anticipé. Après, quand vous vendez vos meilleurs joueurs, il faut acheter mais pas cher tout en maintenant un certain niveau. Il a été très difficile de remplacer Aubame qui avait marqué 40 buts en deux saisons. 

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Quand il y a une vente importante, j’essaie de dire, que fait-on de cet argent ? Il y en a une partie pour le fonctionnement du club, une autre pour l’épargne connaissant Roland et c’est normal. Et que fait-on de la troisième partie ? Si on prend un ou deux joueurs et ça rendra l’équipe plus performante mais pas l’effectif. Je dis qu’il vaut mieux prendre trois ou quatre joueurs pour garder un équilibre. On fait à peu près le parcours de la saison dernière en ayant vendu Aubame et Guilavogui. Le recrutement peut être critiqué, contesté, mais on a un point de plus que la saison dernière à la même époque.

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Souvenez-vous, à un certain moment on prenait des buts dans les dernières minutes. Qu’est-ce que je n’ai pas pris dans la gueule (sic). J’ai beaucoup regardé les grands entraîneurs et j’ai remarqué que les changements se faisaient beaucoup plus tard. Un changement en fin de match cela permet d’envoyer un signe aux joueurs : il faut fermer la maison, ou impulser le jeu vers l’avant. Dans les dernières minutes cela a également la vertu de casser le rythme de l’équipe adverse. Cela fait redescendre la tension, cela enlève la pression qu’il y avait sur l’équipe. Mais ce sont des choses que l’on apprend au fil du temps avec l’expérience.

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Manager général, je n’en veux pas. Ce qui m’intéresse c’est ce que je fais au quotidien. Un entraîneur qui ne s’investit pas ne peut pas durer. Etre entraîneur c’est un investissement à 120%. Concernant l’ambition, le club ne peut pas avoir l’ambition de concurrencer le PSG ou Monaco. Mais peut être que d’autres clubs vont s’affaiblir, on va voir si on peut leur passer devant. Moi aussi je suis ambitieux et le club aussi. Je suis bien à l’ASSE mais comme je le fais chaque saison à la fin du championnat je prends le temps de me poser, de faire le point pour savoir si j’ai l’énergie nécessaire pour redémarrer une autre saison."