7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

A jamais les banlieusards

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S'ils luttent cette saison pour le titre pendant que les Verts se battent pour le maintien, les vilains resteront à jamais des banlieusards, comme l'admettent deux anciens dans un papier à paraître ce mardi dans France Football.

Alain Perrin : "Au temps de sa domination, l’OL était vu comme un bulldozer qui avance et écrase tout sur son passage. Sa réussite était perçue comme logique, le résultat d’une progression programmée, calculée, manquant d’émotion. Dans les années 2000, l’OL écrasait tout en France et suscitait donc surtout de l’envie, de la jalousie, mais n’a pas pu, pas su écrire son histoire sur la scène européenne comme l’avait fait Saint-Étienne. C’est davantage Jean-Michel Aulas qui fait parler que l’OL. C’est son bébé, il est omniprésent, protège l’institution, sert de pare-feu et cristallise forcément quelques jalousies car sa voix porte. Pour le fonctionnement du club, il est une force mais peut-être est-il un handicap à l’émotion."

Bernard Lacombe : "Dans l’esprit des Français, Saint-Étienne, c’était l’équipe de France, mais une équipe de France qui aurait eu des résultats, ce qui n’était pas le cas de la sélection. Partout, on venait voir les Verts. Avec l’OL aussi, on venait de partout, mais avec surtout l’espoir de les voir tomber."