6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Galette hausse le ton

Galette n'est pas content. Et il ne mâche pas ses mots, dans la conférence de presse rapportée par le Progrès :

"On ne doit pas s’endormir sur ce qui a été pas mal, on doit surtout s’alerter sur ce qui a été catastrophique. Je ne veux pas qu’on se dise qu’on méritait mieux, qu’on a eu le monopole du jeu. J’ai simplement vu qu’on a été mené rapidement 2-0, que ç’aurait pu être 3 ou 4-0. La réalité, c’est qu’à la mi-temps, le match peut être plié. Alors, on peut dire, il y a eu une bonne circulation de balle, beaucoup de centres, on a eu le monopole du jeu. Mais le constat, c’est qu’il y a eu zéro arrêt de Mandanda en seconde période. A la sortie, c’est catastrophique. Je dois casser ce sentiment qui consiste à se dire que ça s’est joué à pas grand-chose. C’est faux. (...)

Notre championnat est difficile. Et il l’est plus encore au sortir d’une bonne saison. Par rapport à tous les lauriers récoltés qui font que ça glisse. On est sur une pente de confort. On peut se laisser endormir par de bonnes périodes. Moi, je retiens qu’il y a deux défaites d’affilée, qu’on a pris deux fois deux buts. (...) A 48 heures du match contre Bastia, je veux qu’il y ait une prise de conscience collective et individuelle."

A propos des blessés :
" Sur un terrain, il y a des repères, des habitudes entre les uns et les autres. Parfois, sur un plan psychologique, une absence peut engendrer un manque de repères dans une assocation, une ligne, un secteur de jeu. Mais il ne faut pas se réfugier derrière ça. Deux joueurs sont absents, c’est malheureux pour eux, pour l’équipe, le groupe, mais ça doit servir à d’autres pour saisir les opportunités, se montrer."