Charbo a baissé son niveau d'exigence

Auteur d'1 petit but en 4 matches de R1 cette saison avec le Pouzauges Bocage FC, l'ancien attaquant stéphanois Gaëtan Charbonnier (35 ans) s'est confié à Ouest-France. Extraits.
"Mes 6 derniers mois ont été compliqués à Bastia. L’entraîneur qui m’avait fait venir a été viré au bout de 10 jours. Le fait d’être seul là-bas, sans ma femme et mes filles… Il me restait 1 an de contrat mais j’ai décidé de raccrocher les crampons. J’avais besoin de changer de milieu. Je veux profiter de ma famille, de mes proches. Je n’ai aucune crainte sur ce qui m’attend.
Je m’intègre très bien à Pouzauges. De par ma carrière, du fait que j’ai été amené à bouger plusieurs fois, tu t’adaptes plus facilement dans un nouvel environnement. Le terrain facilite les choses. Le football est vecteur de complémentarités. On reste très souvent à la fin des entraînements pour discuter de tout et de rien. Notre groupe est très soudé.
En pro, j'ai connu cette ambiance, cette convivialité à Angers. Ailleurs aussi, mais à un degré moindre. En fonction des clubs, des groupes et des affinités se font. Aujourd’hui, la prépondérance du résultat fait que lors de mauvaises séries, l’ambiance est directement impactée. J’apporte mon expérience d’ancien joueur professionnel au groupe.
Le curseur, tu le modifies plutôt dans l’exigence. J’ai baissé mon niveau d’exigence. Tu ne peux pas demander aux personnes qui bossent la journée, certains sont maçons, d’être irréprochables le soir. Mais paradoxalement, le groupe est exigeant avec lui-même. Ils savent remettre le bleu de chauffe après une mauvaise performance.
J’ai pour l’instant émis le souhait de continuer à jouer au football. Cependant, j’interviens une fois par mois, auprès des U13 jusqu’aux U19 pour leur faire des spécifiques attaquants. J’ai une heure avec eux. J’insiste sur positionnement des épaules, l’orientation du corps… J’aime bien donner ce que j’ai pu recevoir."